‹ Musique et inconscienceChapitre 14 sur 146 · I. Jbiil.. l. I, j), ,'|i · texte numérisé non relu

I. Jbiil.. l. I, j), ,'|i

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|)ioposo est inspirée par la pensée unique qui lail lOljjel de son ouvrage : elle ne peut se comprendre que si Ton est déjà familiarisé avec cette pensée ex[)licative. Au surplus, la nmsique, dont on s'elTorce de suivre et de fixer les niaiii foslations, ne fait pas simplement retour à la fantaisie du rêve ou aux inspirations d'un art ralTiné et formel : elle possède rohjcctivité et la plénitude; autrement dit, elle a un ((inlcMui (juc nous aurons à déterminer et qui lui confère une portée et une signification vraiment métaphysiques. Disons-lo d'ailleurs tout de suite, pour aller droit à l'idée génératrice d'une telle théorie : la profondeur et la gravité de la musique ne vont pas sans ce contenu précis et déterminé ; elles se rattachent à Tessence intime du monde et à la ntjtre [iropre, dont cet art privilégié nous offre la révélation. En d'autres termes, il n'y a pas de musique au sens d'un art idéologique et formel qui pjiiseraitdans une pensée autonome ses propres inspirations : il y a un réalisme musical.

Quelle est donc celle idée fondamentale à laquelle Schopcnhauer renvoie pour la compréhension de sa métaphysiq»ie de la musique et qui, de son pro[)re aveu, doit nous replacer au cœur même de son système ? Elle consiste à recon^jiaîlre que <( la volonté, telle que chaque être la porte en soi, ne résulte pas de la connaissance, (pi'elle n'est pas une simple mcxlificalion de la connaissance, un phénomène secondaire dérivé et déterminé par le cerveau comme l'intellect, mais qu'elle eslh prias de la connaissance, l'essence de notre être, la force [)rimilive même qui a créé notre corps et qui renirelient en accomplissant toutes les fonctions conscientes et inconscientes' ». Vin généralisant celle vue, on

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