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(■tudicrons à pail, clic csL une image inliiiimenl cinouvanle, une copie imincdiale de toute la volonté, au même titre que le monde cl que les idées elles-mêmes qui s'y réalisent. C'est dire que la mènie ij^aliu' «mis'ex prime parlejuonde dont elle fnil la suite et la ((iii-i>lance, se ré\èlc ('gaiement dans la mii>i(pic ilonl elle lail la \igueur et la [dénitude. C'est dire encore qu'entre ces deux expressions d'un mémo principe il y a équivalence ou, si l'on veut, parallélisme. Tune traduisant par le moyen des sons, de leurs suites nn'-ludiques et des ariaiiijcmeiil^ iianiii imt|nr> d'accords, ic f|iic l'autre nniis ri'-vrlc par la iniinfMmi ijcs rlrc> \i\antN (t par la successii m régidièie (l''s 'i''|Lr^ncs d<- la nMin,!-»- Encore convient-il d'ajouter qu'installée au rcuur de l'être, usant de moyens d'expression beaucoup mieux appropriés à leur objet, la musique nous donne une copie plus adéquate de cette volonté cjui apparaît ici inunédiatement, tandis que par ailleurs son appaiition est pénible, fragmentaire et discontinue.
Grâce à cette réduction du monde des phénomènes et du monde musical à une source conuiiune, il sera permis d'imaginer non, comme on l'a cru trop souvent, une ressemblance, mais un parallélisme entre ces deux expressions dilTérentes dune même Nolonté. Ce parallélisme, assez semblable à celui que Spinoza établit entre les modes de l'étendue et les modes de la pensée, se manifestera à nous par un système d'analogies ou d'équivalences que Scbopcnbaucr. ilans la première édition de son graïul ouvrage, développe avec une visible complaisance. Peut-être ne faudrait-il pas prendre dans un sens Inij) littéral lou> les détails de l'explication ; nous nous réservons de montrer, à l'occasion, qu'elle a dans ces détails une signification symbolique et qu'elle
vaut surtout comme vue d'ensemble : c'est ainsi que nous tacherons de la restituer et de la comprendre.
Posons d'abord, formulé par Scliopenhauer lui-même, le principe directeur de son explication. « De ce que j'ai <lit concernant la signification réelle de cet art admirable, il était résulté qu'entre les productions de la musique et le monde comme représentation, ou nature, il devait exister, non pas une ressemblance, mais un parallélisme bien prononcé; et ce parallélisme a été démontré ensuite'. » Comment donc se poursuit cette vérification? On ne peut la voir à l'œuvre qu'en la suivant tour à tour dans les éléments que la musique moderne allie ou combine et qui nous
donnent, chacun à leur manière, une ima^c dcMÎïiiature :
V Inirnutnic et la mélndic. Uisons-le de suite à titre d'idée directrice destinée à nous conduire parmi ces mystérieuses explications : l'harmonie coïncide, parla composition et Ka simultanéitéclc ses sons, avec une vue cosmologique de riini\ers : la mélodie, capable de progresser librement , nous donne plutôt le sens de la continuité psvchologique et nous renvoie l'image accom|)he de la ^ie rélléchie et des aspirations de riiomme. Si Ion pouvait parler ainsi, lune est métaphysique, l'autre est humaine. Grâce à cette observation d'ordre général, on comprendra que Schopenhauer ait pu assimiler une philoso])hie morale privée de toute métaphysique, comme celle de Socrate, à une pure mélodie, et une philosophie de la nature, sans explication <le l'élément conscient ou spirituel, à des ensembles harmoniques, à l'harmonie sans mélodie. En tout cas, dans ce besoin de rattacher l'art musical à une réalité pleine et >che, comme Spinoza tentait de le faire pour l'acte de