‹ Musique et inconscienceChapitre 26 sur 146 · MUSIQUE ET NATURE · texte numérisé non relu

MUSIQUE ET NATURE

<cn parallélisme avec runivers. Gorninr; lui, clic comnicnce par la malérialilc cl par la vie diiïusc ; et, comme lui, elle s'achève dans une pensée agile qui nous en présente une image condensée.

Des détails qui composent Tliarmonie parfaite, nous sommes maintenant ramenés à la considération de Tensemble et comme du mouvement total qu'elle l'orme. Or c'est ici, pour résumer cette série de rapprochements, que l'analogie apparaîtrait le mieu.x entre le monde des phénomènes et le monde des sons. En un mot, Tharnionic parfaite est scandée, conduite à la manière de la nature, et c'est bien un monde en marche saisi dans son écoulement et dans son essence dynamique. Le groupement total que celui-ci nous présente, les rapports généraux des êtres qui en font partie, le mouvement d'ensemble qui les relient dans un même cercle de gravitation se retrouveraient, par exemple, dans une symphonie de Beethoven. Ne nous offre-t-ellc pas la plus grande confusion, établie néanmoins sur Tordre le plus parfait.^ N'y a-l-il pas en elle la transition de la lutte à l'apaisement et à l'entente? C'est la « rerum concordia discors » qu'elle nous présente, image complète et (idèle de ce monde qui roule, ignorant de ses destinées, dans un pêle-mêle immense de créatures innombrables et qui se conserve par une incessante destruction'. Même remarque pour les relations les plus générales et les ])lus nécessaires des éléments harmoniques. La voix supérieure qui conduit le chant est accompagnée par toutes les autres voix, jus(|u"à la basse qui est leur origine commune: ainsi la méhulie concourt à l'harmonie diMil elle nous rend la signilicalion et la suite, et riianuiMiie à son

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