‹ Musique et inconscienceChapitre 27 sur 146 · T. Il, G8o · texte numérisé non relu

T. Il, G8o

b'i SIGNIFICATION OBJECTIVE DE LA MUSIQUE

tour concourt à la mélodie quelle renforce et à qui elle (.lire la base délan. Pareillement Thomme, qui s'exprime parla mélodie, n'apparaît pas seul et détaché, mais il suppose les degrés placés plus bas, et ceux-ci à leur tour des degrés toujours descendants. Pareillement encore, à l'image de la musique qui s'exprime par l'ensemble de toutes les voix plutôt que par un fragment isolé, la volonté, une et extra-temporelle, trou\e sa réalisation accomplie dans l'ensemble intégral de toutes les séries d'êtres qui, par Ifur apparition éphémère, manifestent son essence.

On vient de considérer la musique uniquement au point de vue métaphysique, c'est-à-dire par rapport à la signification intérieure de ses œuvres. Or, si l'on veut bien examiner les procédés par lesquels elle agit sur notre esprit, on verra comment l'élément métaphysique de la musique se combine avec ses conditions physiques pour produire un elTet identique. Schopenhauer part de cette idée, comnumément reçue de son temps, que Iharmonie des sons repose sur les coïncidences de leurs vibrations. Quand le rapport mutuel des vibrations de deux sons est rationnel et exprimable par un petit chilTre, leur coïncidence, revenant souvent, nous permet de les embrasser simultanément dans notre appréhension ; ils forment alors une consonance. Si, au contraire, leur rapport est irrationnel ou ne j)cut être expiimé que par de grands chiffres, il n'y a plus de coïncidence perceptible; les vibrations, nous dit Schopenhauer, « ohslrepunl sihi jtcrpcluo » ; les sons se refusent à se fondre dans Tap-

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