LE CONTENU DE LA MUSIOUE
slquc se meut tljins un inorKle à part, le inonde des ums, (•t forme un art radicalement distinct de tous les autres, ne présentant avec eux aucun trait commun. Sans contester la valeur de cette hypothèse, nous [)ourrions cependant montrer qu'il ne l;iu(hait [)as lentendre dans un sr-ns tni[> ahsolu et (|uc Schopenhauer lui-même a pris soin (Vf.iï réduire la portée. Nous sa\onsquc dans les arts autres que la musique, la jouissance estiiélique provient tant»jt delà contemplation de l'idée qui se réalise en des formes expressives, tantôt de la béatitude et du cahuc d'cspril ipii résull(înt de l'affranchissement de la connaissance à l'égard du Nouloir, de Tindividualilé, et de toutes les souflrances qui en découlent. La nature inorganique, le règne végétal, ou encore, l'entrecroisement des lignes et relancement des voûtes dans l'architecture nous donneront ce plaisir de la connaissance pure et sans volonté, qui tend à prédominer sans réduction possible, car les idées (\m s'y incarnent ne représentent pas, au [)oin( de vue île la \i>lonté organisatrice, des phénomènes de haute importance ou de profonde signification. S'agil-il au contraire de l'évocation infiniment disirète de la vie humaine? Nous serons en présence de ces idées qui constituent les manifestations les plus nettes de la volonté et qui, par la variété de leurs figures, la richesse et l'importance de leurs expressions, nous dévoilent d'une manière parfaite l'essence de cette volonté. Elles nous la montrent, tantôt livrée à ses emportements ou à ses terreurs, tantôt satisfaite oii hriséc, comme dans la tragédie. lant<'>l enfin convertie ou se supprimant elle-même, comme dans la pénitence chrétienne ou le drame qui ont pour objet ridée de la volonté pleinement éclairée par la connaissance'.