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science crée entre les divers êtres des différences considérables. Par cette prédominance de l'apport intellectuel et réfléchi, ce n'est pas seulement Faperception des motifs, leur diversité et, en général, Thorizon des lins qui se trouvent accrus ; c'est encore « la précision avec laquelle la volonté prend une connaissance d'elle-même qui est poussée au plus haut degré, par suite de la clarté grandissante delà conscience, et qui s'élève jusqu'à la réflexion parfaite' ». D'ailleurs les différences de l'intellect et, par là, de la conscience présentent dans tous les règnes de la vie des nuances infinies. « Le simple substitut de conscience, que nous avons assigné à la plante, sera à l'existence subjective bien plus sourde encore d'un corps inorganique ce que la conscience du dernier des animaux est à la quasi-conscience de la plante. » C'est le degré de conscience qui détermine le degré d'existence d'un être. La diversité des degrés dont est susceptible la conscience différencie autant les êtres que la volonté les fait égaux, car cette dernière est l'élément commun, le fond identique qui se rencontre en tous. C'est en présence de ces nuances et de ces complications indéfinies que l'on comprendrait toute la portée du symbolisme musical. On verrait une coïncidence s'établir entre ce monde des êtres dont les insensibles dégradations de la conscience mesurent les aspects fuyants et indéfinis, et le monde des sons si souple et si nuancé qu'il peut évoquer, en des analogies naturelles, une image infiniment pure et précise de son grand objet. Schopenhaucr en C(^nvicnt du reste expressément, non dans sa métaphysique de la musique, mais ailleurs, quand, nous présentant une vue objective de l'intellect, il renvoie à ce paralli'lisine trnu qii(l(|ii(M'ois pour