‹ Musique et inconscienceChapitre 34 sur 146 · I. Lr Mnnilc roininr voluntr, t. II · texte numérisé non relu

I. Lr Mnnilc roininr voluntr, t. II

a. Aninci hiiiKjcn :ii LocUcn itnd l\(inl, p. S'\(), éd. Griscbacli.

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syinbolos et à recouvrir les inluilions sous des explicalious lu^tliiqucs. Le type de ces explications syrnholifpies nous est donné par ses réflexions bien connues au sujet du monde végétal et de ce rpii fait son agrément et son charme. Il est aisé d'y saisir sur le vif ce mélange (rintuilion et de mythe qui donne son vrai caractère à la métaphysique de la musique : « Il est tellement saisissant de voir combien le règne végétal invile et s'impose à la conk-mitlalioii esthétique, que l'on est tenté de dire que ces avances viennent de ce que ces êtres organiques n'étant pas, comme les corps des animaux, objets immédiats de la connaissance, ont besoin tlunc individualité étrangère et douée d'intelligence pour passer du monde de la volonté aveugle dans celui de la représentation, et de ce qu'ils as{)irenl à réfléchir ce passage j)Our acquérir médiatement au moins ce qu'il ne lem* est pas donné d'obtenir immédiatement ', » Schopenhauer n'insiste pas d'ailleurs sur ("(Mte lélloxinn (|u'il appelle u hasardée », « touchant à la rêverie », et dont iltlénonce l'origine subjective en avouant qu'une contemplation tout à lait intime de la nature peut seule l'inspirer ou la justifier. Mais il nous sera du moins permis tl y surprendre son procédé ordinaire : ses idées touchant la musique viennent aussi, de son propre aveu, d'une réflexion persistante sur les produits de cet art. Elles ont une signification intime, nous dirions volontiers personnelle et incouiuiuiii(\Able : elles aussi, elh's résument l'expérience de l'auteur et ses propres rêveries. Il les construit sans doute métaphysirpiemenl, et il les inler[>rèle après coup d'a]>rès sa méthode générale de déduction ; mais cet elTorl (rinlerprélatioii est l'onnueun roman -péculalif sajoulant à ses inq)rcssions immédiates, à ses sentinjenls vlirects

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