‹ Musique et inconscienceChapitre 58 sur 146 · I. Wagner, Brrlhovcn, ji. bi · texte numérisé non relu

I. Wagner, Brrlhovcn, ji. bi

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Il8 LE SYMBOLISME MUSICAL

science et restitue le rythme qiie celle-ci ne cesse de suivre quand elle est abandonnée ou ramenée à elle-même. Du dehors, mais du dehors seulement, la puissance du musicien se conçoit comme un charme magique ; du dedans, nous avons le secret de ce prestige. Il tient à ce que nous sommes insensiblement ramenés à la vie intérieure que nous avions complètement perdue de vue et que ses accords savent maintenant svmboliser. ^lais il faut voir avec quel art consommé Wagner, poursuivant la démonstration de sa thèse, rattache la progression du génie musical, en Beethoven qui le représente pleinement, au mouvement qui le détache du monde des formes et qui le retranche peu à peu en luimême, comme au centre du monde nouveau ({uil tirera désormais de son propre fond. D'abord « son regard d'une acuité presque étrange ne voyait rien dans le monde extérieur qu'importunités dérangeant son monde intérieur, et son unique rapport avec ce monde hit d'écarter ces importunités ' ». La nature avait déjà facilité cette tache : « la bosse crânienne, d'une épaisseur et d'une solidité peu communes, abritait un cerveau d'une déhcatesse excessive et lui permettait, grâce à cette cloison préservatrice, de voir à rinl.('rieur et d'exercer sa contemplation interne en loule quiétude. L'austérité de ses goûts, la rigidité de son caractère, son amour de la solitude, sa passion sauvage de l'indépendance, en creusant toujours plus profondément rabùiic (jui le séparait de la réalité sensilxle, contribuaient à mettre en réserve cette Ibrce terrible qui portait en elle mi uh.ikIc dune lumineuse délicatesse, et qui se lut immancpiablcmcnt dissoute et évaporée au contact des choses, comme il ol arriv(' pour le génie de Inmièreet damourde Mozart, n \iii-i l'illusion fugitive f|ui pouvait faire sortir Mozart de

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