‹ Musique et inconscienceChapitre 65 sur 146 · Ibi.l · texte numérisé non relu

Ibi.l

MLSIOLt; El HOMAMISMi: I 35

lupcra. 11 s'élève conlie le concept barbare d un renforce ment tic la jouissance estbélique par raccuinulalion des moyens et de la simultanéité des im[)ressions diirérenles ; il n'admet pas les cfTels trop puissants déterminés par les « masses musicales ». Bref, il ra[)pellc à charpie instant la musique à la mélodie, et la mélodie à sa simplicité et à sa pureté natives.

A cet id('al d'un art mesuré et harmonieux s'opposent en l'ait, dans la Métaphysique de la Musique, d'autres indication-^ qui tendraient à introduire au sein des formes musicales un |)rincipe d'exaltation morbide. On l'a souvent rcmanpié : la volonté, à laquelle ressortit l'art musical, est envisagée tantôt comme l'essence du monde, tantôt comme le principe tout subjectif de la sensibilité et de l'émotion. Kn conséquence, cet art, dans lequel on a cru voir une idée du monde, ne sera-t il [)as simplement un elTel et comme vme projection incessante de la vie des sentiments? Ne sera-t-il point, par excellence, l'art de l'émotivilé? Et par là, la donnée « pathologique ». dont nous pouvions redouter l'accès, ne va-t-elle pas s'introduire dans notre image prétendue de l'univers ? Aussi bien Schopenhauer condamnet-il tout concours de la réflexion ou de l'activité spirituelle ratiiinnellcment conduite. S'il ne va pas jusqu'à voir dans la iniisi(pi(' l'art de l'ivresse, il ne cesse de la réduire à la facidté toute pure tle sentir ou de vibrer, à la fonction du rêve, devrait-on dire. 11 se [)laîl à exagérer cette intervention des forces Imaginatives en la poussant dans le sens do l'evailation et ilu délire. 11 nous moiilre la musifpie u célébrant en toute liberté ses salmnales '. « Il trouve, au Iimiuc. l'apaisenieiit tlans l'inconscient, la joie de rirn-ilevion, 1»^

i. Piircnja uiul Puraliponicini. p. '^'^C^.

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