L.v MusiQui: i:t la vie INTKHIEIIŒ I
l;i portée de Taii nivisical dans son évocalion du iiioiidf iiilerne et d'y suivre la rornialion d'une image auditive qui tend à coïncider exactement avec ce monde. D'abord, dans ' <;e cas particulier, le rythme lui-mèmo, qui osl un ('h'iiicnl matériel ou plastique, n'est rendu perce[)tible que par le changement des suites harmoniques d'accords, « si bien (|iu' les successions symétriques et quantitatives du temps -uiit immédiatement liées à l'essence qualitative de l'harmonie hors du temps et de l'espace ' » ; il n'y a donc nul besoin de recourir aux lois de la représentation lemporollc cl s|)atiale pour la compréhension d'une telle musique. Il \ ,1 |)his. Cette succession reprend un sens psychologique cl nue valeur purement qualitative : « Elle s'exprime presque iiiii(piem(mt, suivant ^^ agner, dans les plus délicates translormalions d'une couleur iondamentale qui nous montre les nuances les plus intimes reliées entre elles par une sorte (le parenté, sans que nous puissions en ce changement percevoir un dessin de lignes. » Cette image, savons nous (l'autre part, n'est point donnée ou fixée dans l'espace : elle >c confond avec la durée de nos états et fait retour à la vie même de la conscience en ce que celle ci conqiorte de nuances changeantes et de dégradations insensibles. Nous (iblenons ainsi, conclut ^^ agner, une image presque hors (le l'i^space et du Icnqis, une révélation proprement spirituelle (|ui s'empare de noire être loul entier el qui é\eill(> CM nous une émolittn indicible', car elle porte peu à peu ilans les profondeins de noire conscience, avec »me incomparable intensité, l'èlrc Intérieur de la religion saisie dans la pureté du sentiment, libre désormais (!<> tout dogme el (Icliiul rite. l/iiilerv(>nlion lie celle forme intercalaire, sorte