‹ Musique et inconscienceChapitre 73 sur 146 · Ibid., 3o-3i · texte numérisé non relu

Ibid., 3o-3i

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motrices, la contemplation rcfléchie assumant désormais le soin de suppléer aux unes et aux autres. Mais du même cou[) on verrait croître la force de suggestion émotionnelle et idéale qui mesure la richesse de ce songe en reni[)èchant do tomber dans la puérilité et les redites du songe banal. « Si la musique, que nous appelons le domaine des rêves, attire à elle les éléments du monde de représentation (jui lui sont le plus proches, cela n'arrive que pour tourner en quelque sorte vers l'intérieur la connaissance sensible au moyen d'une transformation préalable qui lui permet de saisir l'essence des choses dans sa manifestation la plus immédiate et de noter, pour ainsi dire, le rêve que le musicien au plus profond de son sommeil avait contemplé'. » La précédente analyse tend ainsi à prouver la vérité de cette dernière loi ipii résumera toutes les autres :

IV. — L'expérience nmsicale parait avoir pour loi île développer un sché/)ia. ou sonr/e ronsiruil, immédiatement imposé par les sons, en imatjes et en sentiments dont ce :<chénia indiquait sous sa forme concentrée les directions possibles.

C'est, en efTet, à ce cadre à émotions, véritable i< paradigme » musical, que notre imagination s'ap[)lique cl c'est de lui, connue d'une mine à interprétation, que jiart notre sensibilité émue par les sons. J]n somme, celle-ci ne s'excite que si elle est mise on branle et Ton pourrait presque dire « amorcée » par la représentation schématique des émotions élémentaires dont elle aura à dérouler la suite (i auxfpielles elle apportera leniichissement graduel de ses images. Les esprits réfraclaire»; à toute musique,

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