‹ Musique et inconscienceChapitre 8 sur 146 · LU'cthiii'cn. jiai' llidiaril \\ atriicr. ji. jo · texte numérisé non relu

LU'cthiii'cn. jiai' llidiaril \\ atriicr. ji. jo

LE MVniK MISICAL ET L EXI'UESSKJN DES SEMIMEMS 1 ■")

Wagner si Iroublanlc, si coniballue des cris de la Icrre ; elle ne revêt pas la forme du désespoir, comme dans le dernier acte de Tristan et } seuil, où Taspiralion à la vie se lait tclleniciit ardente qu'elle succombe sous l'excès même de son intensité. Mais la parole ex[»lre dans ces profondeurs ; recourons à des analogies qui, devant l'impuissance avouée de l'analyse, nous permettront de faire entendre notre sentiment. Si l'on vt)idait traduire analofjùjuemenl l'émotion douce et résignée qui nous gagne dans ce célèbre quatuor, l'on pourrait demander à un poème pénétrant de nous en suggérer l'idée :

.!<! Vois aj)proclifr le juiir dr la lin, Qui tous les tourments do la vie abrège ; .le vois fuir le temps avec son cortège, OTi ll( iirit l'espoir décevant et vain.

.le dis à mon cœur : « L'amour est divin. Mais n'en parlons plus, la mort nous assiège ; Xotre |)auvre corps se lond <omme neige Allant où la paix nous attend enfin !

« .\vec lui mourra la ijelle espérance Qui fait délirer le cœur d'un amant.

\.c rire mourra comme la souffrance.

« Nous verrons alors lumineusement

Que tous, en marchant vers le grand mystère,

Nous nous effrayons pour luie chimère'. »

Ce détacbemcnt à l'égard du teuqts (jui liiiira, cette résignation à perdre un espoir «décevant et vain», ces désillusions qui ne sont pas des douleurs parce qu'elles sont des délivrances, celle insensibilité surtout au rire et à la plainte qui ne sauraient subsister, celte vision conliantc à laquelle nous acheminent nos renoncements successifs, n'est-ce pas la forme mém(> do la méditation que provoque

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