‹ Musique et inconscienceChapitre 92 sur 146 · I . lloUding, lue. cil · texte numérisé non relu

I . lloUding, lue. cil

L ENRICHISSEMENT INTEHNE 2/11

en tous points contraire à rinducncc déprimante de la répétition, tient sini[)lcnient au caractère primesautier, à l'exubérance vitale de l'activité primitive. Nous assistons à une véritable renaissance des forces émotionnelles qui, embrassant la réalité, s'y attachent ou s'y portent d'un élan confiant. Pour ce qui a ainsi la vie en partage, cotument ne serait-ce pas une impression de légèreté toulc voisine de l'espérance et d'une éternelle jeunesse? Car la vie ne connaît ni la désillusion, ni le découragement, ni la caducité. Ces sentiments de renouvellement intérieur et de fraîcheur sentimentale s'expliquent uniquement par cet abandon à l'émotion qui nous fait attribuer imperturbablement une valeur à toute représentation nouvelle, pourvu qu'elle flatte notre goût inné et la Jouissance, pourvu qu'elle élève le ton aflectif. Cette disposition spéciale explique encore l'emphase des sentiments. L'amour se croit inmiortel ; l'honneur se gonfle; le patriotisme est envahissant. C'est qu'ils font retour à l'exubérance primesautière de la vie, à cette disposition crédule, nullement criticjue, qui fait sa force éternelle. Le sentiment de fraîchevn- tient donc surtout à cette impression que la répétition, l'imitation disparaissent. Nous en sommes momentanément libérés ; rien plus ne s'opposera désormais, croyons-nous, à la multiplication interne du principe de la vie. A cet égard, il y a des pertes au point de vue sensible et intellectuel, qui sont des gains et qui sont suivies d'une disposition de l'àmc plus féconde et plus riche. « Ce que l'homme perd en volupté alors, il le gagne en accroissement intime'. » Notre luéranismc y j)erd, notre dynamisme en [)ronio.

Il n'en reste pas moins (|ue ces acqtiisilions successives

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