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iMcnlal à lu pensée suivante'. » M. William .lames, (["ailleurs, n'avouc-t-il [)as lui inèino que chaque pensée suit une innltiludc d'autres pensées où elle peut distinguer celles qui dépendent d'elles et celles qui ne le font pas: les unes ont une chaleur et « une intimité avec elles » que n'ont pas les autres. Si d<)n(^ des oppositions et des contrastes surgissent dans la vie mentale, s'il se produit des saillies alTectant la forme d'aspects réels et persistants, c'est la pensée qui introduit du dehors la liuiilc et la distinction: elle est un « véhicule » de discriniirialion et de connaissance. Kn définitive, la personnalité repose sur la fonction de la mémoire ; mais ne nous hâtons pas de la réaliser sous imo forme immobile : c la pensée ne [)eut être connue que quand elle est morte. » Cette transcription de faits conscients dans la langue du devenir devait a fortiori avoir sa répercussion dans la théorie de l'inconscient. Celui-ci ne sera que le fond ultime sur lequel le moi conscient se profile en dégradé; il se confondra avec la zone indistincte oii s'estompent les états conscients quand se suspend le travail discriminatoire elTectué par la pensée ; il sera le luilo qui les entoure cl qui en adoucit les contours. 11 y a plus. Kn soudant le conscient à l'inconscient comme une forme accidentellement diflérenciéo à une forme primitive et homogène, c'est au profit de cet aspect et inféri(Hir (ju'on rétablit, à vrai dire, la réduction. La |)sychologie de la continuité analytique en vient donc logiquement à voir dans rinconscienl une poussière mentale d'où résultent, par des combinaisons inattendues, des arrangements définis et comme des tourbillons psychologiques correspondant aux variétés du moi. Certes, nous pourrions dire (ju'une telle conception lait violence aux faits intérieurs qui nous présentent des ordres I. Sidis, The. [tsyi'hohijy of Miggcsùun, NcwYorli, Applelon. ifjoS.
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superposés et des couches successives ayant chacune leur structure, leur développement régulier, leiu' logique. Celte conception de' la vie personnelle paraît ouhlier qu'il y a en nous des unités construites et des synthèses réalisées. En aduiettant, comme nous le faisons nous-même, que ces synthèses doivent leur existence à leur individualité et cette individualité à leur mouvement, nous devons accorder que ces unités de mouvement, qui rappellent dans Tordre conscient la loi des « vortex atoms », contractent des qualités qu'elles ne transmettront pas et qui mourront avec elles. En d'autres termes, le devenir intérieur n'est pas simplement un courant de communication et d'échange entre les formes les plus disparates de la conscience. 11 n'est pas une loi de simple métamorphose; il se repose dans la production d'ensembles fortement édifiés et il s'applique à une architecture psychologique dont il poursuit, sous des ébauches différentes et par des travaux d'approche, la complète exécution. A force de vouloir échapper aux conditions de l'espace et aux formes immobiles qu'il paraît requérir, ces psychologues se laissent dominer par le vertige de la succession et du changement. C'est un nouveau fantôme, le fantôme du temps, qui les obsède : ils émiettent et dispersent la vie psychologique en une matière impalpable, et ils ignorent qu'elle est faite précisément des reprises et des contractions de cette matière. Ils méconnaissent les formes qu'elle constitue, les unités qu'elle ne cesse d'édifier, infatigable constructrice. Ils font dissoudre son génie synthétique dans les jeux et les apparitions imaginaires de SCS éléments. Comme on l'a dit de M. ^^'illiam James, ce sont « des hégéliens de cœur ».
^^ous comprendrons dans un instant ce que la psychologie de l'inconscient doit gagner à ce changement de nié-
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lliode. Nous verrons, ainsi que nos analyses Icndaionl à rétablir dans le chapitre [nécédcnl, que la vie subconsciente a sa logique originale et son mode d'existence particulier, qu'elle obéit à une loi de développement interne, (ju'à ce litre elle a son centre de groupement, son principe d'action et de réaction. Elle nous semblera correspondre à une forme intermédiaire de la conscience, type mental ébauché par l'évolution avant l'apparition du moi de la personne à qui elle doit justement d'être rejelée dans l'ombre. Mais, avant d'étudier les éléments qui entrent dans la composition de ce moi inférieur et tVi-n retrouver les lois, nous mettrons à profit l'opposition fjui se dessine dans l'école de M. A\ illiam James, et nous demanderons à un disciple dissident de nous aider à préciser le sens de l'existence subconsciente. Pour M. Boris Sidis. comme pour nous en effet, le moi subconscient n'est pas sufllsammcnt expliqué par l'automatisme physiologique ; il est une conscience réelle avec mémoire, intelligence, ayant une idée commençante de sa personnalité secondaire, ayant même sa morale et sa logique. Ce moi arrive souvent à se faire jour dans l'élat normal ; mais sa croissance et son développement sont en raison inverse de ceux du moi conscient ; il est vrai, par contie, qu'il est plus sensible et plus délicat que l'aulre'. Nous pouvons toujours avoir accès jusqu'à lui : c'est en « distrayant » le moi conscient qu'il nous est permis de retrouver le moi subconscient de l'individu normal et de le saisir dans sa pureté primitive. Nous nous rendrons compte alors (|ue la coiiscien«-e n'est qu'un point hiininenx perdu dans celle lénlilé cpie nous nous acharniims à ignorer: li' ll"| de I.i \ie iiic.n^cii nie coide