I . t^idis, ji. I
au sein de la vie consciente « comme un courant chaud de l'Equateur dans les eaux froides de l'Océan ' » Bien que coulant séparément en apparence, ils communiquent cependant. Ils échangent sans cesse des messages ; « mais comme le courant de la sensibilité est plus large et plus profond, les messages, en règle générale, ne vont pas du conscient à l'inconscient, mais au contraire du moi inconscient ou secondaire au moi conscient ou primaire ». Nous préciserons plus tard, pour notre propre compte, la nature et le sens de cette intercommunication. Mais cette correspondance nécessaire des deux aspects de la vie consciente, ce renforcement émotionnel ajouté du dedans aux données purement intellectuelles ne sont point faits pour surprendre, quand on sait, selon les enseignements de l'emj)irisme anglais, qu'une idée générale abstraite ne peut exister sans quelque perception particulière à sa base, et qu'à un élément intellectuel donné dans le moi conscient doit correspondre une idée particulière formant son origine affective, dans linconscient ".
Toutefois, si ces deux aspects de la vie mentale sont unis selon la loi des existences complémentaires, il n'est point rare de les voir entrer en antagonisme. Ils accusent alors d'une manière exclusive des procédés d'action et des traditions de pensée absolument hétérogènes, deux morales, disions-nous tout à l'heure, et deux logiques incompatibles. Pour M. Sidis, le centre du moi ou de la personnalité est une pensée se connaissant elle-même, et surtout se contrôlant d'une façon critique, « alors qu'elle pense et au moment précis où elle pense' ». L'incon-