SCÈNE V
JBANt GILBERTS, n^\s. tar la canapé, à dfoita. JEAN.
Oui, oui, VOUS ête$ bien ma femme^Ma^ demoiselle.
GILBERTB.-
Mademoiselle?
JEAN
Oh 1 pardon. Tiens, je ne sais comment vpus nommer.
GILBERTE
Dites Gilberte, ça n'a rien de choquant.
AGTB PREMIER. 47
JEAN
Giiberte! Enfin, enfin, enfin, vous êtes ma femme.
GILBERTE
En vérité, ce n'est pas sans peine.
Ahl quelle mignonne et énergique créature vous êtesl Comme vous avez lutté contre votre père, contre votre tante ! C'est par vous, grâce à vous, que nous sommes l'un à l'autre; merci de tout mon cœur...
qui vous appartient.
OILBERTB.
J'ai eu confiance en vous, voilà tout.
JEAN
Rien que de la confiance?
a MUSOTTB.
6ILBERTB.
Vous êtes fat. Vous me plaisiez aussi, et vous le saviez bien... Si vous ne m'aviez pas plu, ma confiance devenait inutile. Ou plaît d'abord ; sans ça, rien à tenter, Monsieur,,.
JEAN
Dites Jean... comme j'ai dit Gilberto.
OILBERtE, hésitante.
Ce n'est pas la même chose.. • H me semble... cependant. . . Non ! je ne pourrais pas.
(Elle se lève et passe à gauche.)
JEAN, se levant à son tour.
Comme je vous aime! Je ne suis pas un emballé, je vous le jure; je suis un homme qui vous aime, parce que j'ai découvert en vous des mérites inappréciables.