‹ MusotteChapitre 18 sur 92 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JBANt GILBERTS, n^\s. tar la canapé, à dfoita. JEAN.

Oui, oui, VOUS ête$ bien ma femme^Ma^ demoiselle.

GILBERTB.-

Mademoiselle?

JEAN

Oh 1 pardon. Tiens, je ne sais comment vpus nommer.

GILBERTE

Dites Gilberte, ça n'a rien de choquant.

AGTB PREMIER. 47

JEAN

Giiberte! Enfin, enfin, enfin, vous êtes ma femme.

GILBERTE

En vérité, ce n'est pas sans peine.

Ahl quelle mignonne et énergique créature vous êtesl Comme vous avez lutté contre votre père, contre votre tante ! C'est par vous, grâce à vous, que nous sommes l'un à l'autre; merci de tout mon cœur...

qui vous appartient.

OILBERTB.

J'ai eu confiance en vous, voilà tout.

JEAN

Rien que de la confiance?

a MUSOTTB.

6ILBERTB.

Vous êtes fat. Vous me plaisiez aussi, et vous le saviez bien... Si vous ne m'aviez pas plu, ma confiance devenait inutile. Ou plaît d'abord ; sans ça, rien à tenter, Monsieur,,.

JEAN

Dites Jean... comme j'ai dit Gilberto.

OILBERtE, hésitante.

Ce n'est pas la même chose.. • H me semble... cependant. . . Non ! je ne pourrais pas.

(Elle se lève et passe à gauche.)

JEAN, se levant à son tour.

Comme je vous aime! Je ne suis pas un emballé, je vous le jure; je suis un homme qui vous aime, parce que j'ai découvert en vous des mérites inappréciables.

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