‹ MusotteChapitre 19 sur 92 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Vous êtes une perfection douée d'autant de raison que de sentiment. Et votre sentiment ne ressemble .en rien à la sentimentalité ordinaire des femmes. C'est cette grande et belle faculté d'attendrissement qui caractérise les nobles âmes et qu'on ne rencontre plus ^ère dans le monde. Et puis vous êtes jolie, très jolie, très gracieuse, d'une grâce spéciale, et j'adore la beauté, moi qui suis peintre. ». Et puis; avant tout, vous me séduisez... jusqu'à avoir effacé le reste du monde de ma pensée et de mes yeux.

GILBERTS

Gela me fait beaucoup déplaisir devons entendre; cependant, je vous prie de n'en pas dire davantage, car cela me gêne aussi un peu. Je sais bien pourtant, car je prévois à peu près tout, qu'il faut profiter

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d'aujourd'hui pour savourer toutes ces choses ; ce sont là encore des paroles tremblantes de fiancé. Celles de plus tard seront délicieuses aussi peut-être, quand on s'exprime comme vous, et quand on aime comme vous paraissez m'aimer. Mais elles seront différentes.

JEAN

Ohl

OiLBBRTEy t'MMyant tnrlè tabouret deyant k table.

Parlez encore.

JEAN

Ce qui m'a entraîné vers vous, c'est cette harmonie mystérieuse de la forme de votre être et de sa nature intime. Vous rappelez-vous ma première entrée dans cette maison?

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