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cesse d'augmenter. Il s'ensuit obligatoirement que l'Italie est, par excellence, un peuple d'expansion et que des territoires annexes lui sont indispensables. La France quielle ne compte que 66 habitants par kilomètre carré, ne possèdet-elle pas le second empire colonial ? Certes, il lui a coûté cher, elle la!payehne son sang et de son or, mais cette considération, pour noble qu’elle soit, ne dissipe en rien le malaise de sa voisine latine. Forcée de chercher en dehors d’ellemême des champs d'activité pour sa nombreuse population, le plus sacré de ses biens, la base de sa grandeur future, l'Italie se voit condamnée à l’émigration à outrance, à moins que des revisions n'amendent à son égard les traités trop légèrement conclus.
L'acquisition de territoires outre-mer.
fait donc l’objet des préoccupations cons-
tantes du gouvernement fasciste, en la
personne du ministre des Colonies, Luigi
Federzoni. Cerveau puissant, organisateur incomparable, grand travailleur, M. Federzoni, le magistral leader du Nationalisme, a déjà pu réaliser de vastes progrès dans
litalianisation de la Cyrénaïque, qui promet d’être, dans un laps de temps très court, une colonie modèle. Son attention, en outre, demeure acquise à l’amélioration des rapports entre la métropole et les pays coloniaux, à la systématisation des échanges du trafic commercial, à la création de nouveaux organismes dans le domaine de la marine marchande. Il est, par excellence, l’homme qu'il faut à la place qu'il faut et sa collaboration, dans
L'œuvre
coloniale.
Maijores pennas nido !
l’ensemble de l’œuvre fasciste, équivaut à
une garantie de rectitude.
L'Italie a perdu six cent mille hommes dans la guerre commune ; elle aurait dû recevoir, aux dépens des vaincus, lindemnité territoriale correspondant à la vie de six cent mille colons. Ceux-ci, elle se charge de les donner ; comme cette Malatesta du Quatrocento, sommée de se rendre sous peine de voir périr ses enfants captifs, elle dit, montrant ses flancs glorieux : « Voilà de quoi en faire d’autres! »
Mais, en confisquant les colonies allemandes, on n'a pas songé, il faut croire, à lItalie trop à Pétroit. On a même jugé superflu de lui attribuer la Dalmatie sans
réserve, on a contraint le peuple italien à continuer de s’expatrier, oubliant que ce mot la blesse au plus sensible d'elle-même, puisque tout Italien revient vieillir et mourir sous son ciel, devant ses montagnes, au bord de ses vignes, quelque douceur ou quelque bien-être que lui offre le sol
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