‹ Mussolini, batisseur d'avenirChapitre 18 sur 36 · RÉFUTATION · texte numérisé non relu

RÉFUTATION

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L'Europe spectatrice de l’épopée fasciste, Les etquilalaisssa se déroulersanscommentaire, mécontents. n'a pas manqué, depuis que le Fascisme a revêtu la forme d’un gouvernement officiel, de soulever des critiques, de porter la question fasciste sur le terrain de la polémique, de chercher à restreindre la valeur de ce geste de hbération. Il ne faut pas oublier, en eflet, que le Fascisme — nous croyons l’avoir suffisamment démontré —

n'a pas purement et simplement mené une campagne contre la sénile politique ita-

lienne, contre les doctrines d’asservissement ; le Fascisme, par la voix puissante de son chef, a bel et bien entrepris le siège de la politique européenne tout entière, c’est-à-dire que Mussolini, lorsqu'il semble s'adresser, avec sa magnifique véhémence, à tant de parlementaires responsables des désordres italiens précurseurs du ascisme, met en cause, en réalité, tous ceux qui, par leur pusillanimité, leur calcul, leur sottise, s'efforcent de maintenir les peuples dans une erreur utile à leurs propres intérêts. Il est donc naturel, 1l est donc logique — et, somme toute, de bonne guerre — que les politiciens dont Mussolini prononce avec tant d’autorité la condamnation, se rebellent avant que d’être mis au pilori, et tächent,

par une défense désespérée, à rédui-

re à néant le procès instruit contre eux.

Et voilà pourquoi de tous côtés, partout où le monstre Politique, l’hydre aux têtes innombrables a multiplié ses couvées, des ricanements et des paroles amères retentissent contre l'avènement de la jeune Italie. Ceux qui osent ont recours au pamphlet ; ceux qui craignent se contentent d'articuler des paroles empreintes de scepticisme, et de lancer ces épiphonèmes dans lesquels se résument Hendehet| le dépit de tous les ratés ÉHPniesence du triomphe. Il nest point de parlement où l’on n’entende ces sentences toutes faites, ces exclamations réticentes, par quoi les impuissants savent si bien empoisonner le succès le plus pur. Les uns s’en vont disant

«Ne nous hâtons pas de juger ! Il faut

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attendre ! Le temps ne respecte pas ce que l’on fait sans lui |... >Les autres promènent de la Ville à la Cour un visage sarcastique, une physionomie narquoise et, dans les groupes, répètent à l'envit « C’est de la fantaisie méridionale ! C’est un accès de fièvre ! Il n’y a pas lieu de s'arrêter à de telles extravagances |! »

Ce serait gaspiller le temps que de réfuter. des arguments aussi inconsistants que les bulles méphitiques qui viennent crever à la surface des marais. Mais, plus haut que les Lilliputiens de la politique mondiale, se trouvent des personnalités d’une autre taille, dignes de recevoir, ou bien les éclaircissements dont elles ont besoin pour fortifier leur religion, ou bien la riposte qu'elles méritent.

Contre le Fascisme on.a dit : « L'Italie L’épouvantail est-elle, oui ou non, soumise au régime Liberté. constitutionnel, lequel régime est garant

de sa liberté ? Si où, en instaurant la politique fasciste faite de sectarisme et de violence, Mussolini et les siens ont violé

la Constitution, sinon dans sa lettre, tout

au moins dans son esprit. Ils ont porté

atteinte au régime ; ils ont blessé les citoyens dans leur bien le plus précieux,

MNDIC arbitre. Tôt ou tard cet excès

fera nécessairement naître une opposition

qui se devra à elle-même de surpasser la

violence fasciste, afin d’en triompher. En

sorte que le Fascisme périra finalement

sous les coups de cette opposition, comme

tous les gouvernements improvisés à la

faveur d'un mouvement de force. »

Il est aisé de reprendre de bout en

bout des allégations de cette valeur. Tout d'abord les adversaires du Fascisme ont trop beau jeu, qui prêtent à Mussolini des intentions nées dans leur propre esprit. Usant d’une espèce de figure de rhétorique singulièrement cauteleuse, ils s’avisent de découvrir dans l’âme de Mussolini des velléités que celui-ci ignore lui-même. Où prennent-ils que le rénovateur de l'unité italienne ait le moins du monde l'intention d’attenter à la Cons-

titution du royaume ? Déclarer que cette

Constitution, il l’a violée dans son esprit, sinon dans sa lettre, c’est recourir à un artifice pour amener à soi les irrésolus et les tièdes... Mais tous les esprits lucides, tous les gens de bon sens) etiae droiture savent pertinemment que Mussolini, sans détruire nullement le code qui

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