Ibid., XIII, 715; XIV, -i‘28 ; et autres passages
i. Ibid., XI, 3“2 :
’Av o’ (]v, TToX'joatoaAov àaTiioa OoOptv.
« Alors il prit le solide bouclier, lait de la main d’un habile artiste, et destiné à couvrir l’bomme. » Voyez aussi les merveilles dont llépliaïstos orna le bouclier d’Achille, IL. XVIII 4G8-G08.
0, Voyez, par exemple, IL, XX, 275, et XVIII, 180.
LE TROISIÈME TOMBEAU
dre la poitrine, il reçoit le coup mortel. Je trouve le corps du lion conforme à la nature ; il n’en est pas de même de sa tête, qui ressemble plutôt à une tête d’ours ; la crinière est gravée avec un talent réel. J’appelle l’attention du lecteur sur le gros pommeau rond qui termine la garde de l’épée, mais qui n’a malheureusement pas été représenté dans la gravure; dans les autres tombes que je vais décrire, j’ai recueilli beaucoup de pommeaux semblables, en albâtre ou en bois avec des clous d’or, ou bien, souvent, plaqués en or.
L’intaille du coulant suivant (fig. 254), qui est plus petit, représente deux guerriers engagés dans un combat à mort. Celui qui se présente à la gauche du spectateur est un homme jeune.
Fig. 253, 254, 255, — Coulants en or perforés, décorés d’intailles. Troisième tombeau. Grandeur réelle.
grand et vigoureux; il ne porte point de barbe et il a la tête nue ; ses cuisses seulement sont recouvertes d’une draperie ; le reste du corps est nu. Il pèse de tout le poids de son corps sur sa jambe gauche portée en avant; avec sa main droite levée au-dessus de sa tête, il vient de plonger son épée à double tranchant dans la gorge de son adversaire, qui tombe, mortellement blessé. L’adversaire est représenté avec une longue barbe. Sa tête est couverte d’un casque, audessus duquel nous voyons un demi-cercle; ce demi-cercle semble être fixé à la partie antérieure du casque et représenterait alors cette longue corne recourbée qui, comme nous l’avons vu, sort de la partie antérieure du casque des cinq guerriers (fig. 213). La corne ici paraît n’être autre chose qu’un Idcpog, dans lequel était implantée la crinière, qu’il me semble bien apercevoir aussi. En admettant que cette conjecture soit erronée, nous ne pourrions expliquer le demi-cercle au-dessus du casque de ce guerrier qu’en supposant que le milieu de la crinière était fixé sur le sommet du «paXog du casque, de sorte qu’il y aurait en réalité deux crinières flottantes.
Le corps de l’homme blessé est protégé par un bouclier rond sur
ACHIIJ.E ET IIECÏOU.
lequel on voit un cercle de petits points, destinés sans doute à figurer féclat du cuivre. Le bouclier se trouvant divisé eu deux parties, ruue supérieure, l’autre inférieure ; il se peut aussi que l’artiste ait voulu représenter deux boucliers, le bouclier inférieur étant celui du blessé, qui vient de le laisser tomber, et le bouclier supérieur celui du vainqueur, qui le tient encore de la main gauche. L’anatomie des guerriers est facile à saisir malgré sa rudesse; quoi qu’il en soit, nous ne pouvons décidémentconcevoir qu’on ait exécuté de pareils travaux sans le secours de la loupe. Je me demande si nous n’avons pas ici sous les yeux, dans la personne de cet homme jeune, beau et vigoureux, Achille, le plus beau guerrier de toute l’armée grecque, et son antagoniste, «’Hector au panache ondoyant^; )) car, conformément à ce que nous voyons représenté sur ce bijou, Achille tua Hector d’un coup à la gorge. Homère, il est vrai, dit que le coup fut porté, avec une lance mais l’artiste peut avoir substitué l’épée à la lance, parce qu’il n’avait pas assez d’espace.
Le troisième coulant (fig. 255) représente en intaille bien gravée un lion qui est tombé à genoux sur une pente rugueuse et rocailleuse, et qui tourne la tête. à droite; il semble mortellement blessé d’une flèche, que nous reconnaissons dans son omoplate droite. Sans doute, cette intaille, comme les deux autres, est d’un style archaïque et rude, mais le travail n’en est pas mauvais, et l’anatomie de l’animal a été étudiée avec soin. M. Achille Postolaccas me fait observer que le style de ce lion rappelle celui de la partie antérieure du lion qui est sur les statères d’or de Sardes, en Lydie, attribués par Borrel à Grésus (560 av. J. -G.).
La figure 256 représente un papillon d’or, qui a du servir d’ornement pour la toilette; mais, comme il n’a pas de trou, je ne comprends pas bien comment on a pu le fixer : peut-être a-t-il été fixé avec une colle ou une pâte sur la draperie. J’ai trouvé encore dix sauterelles^ eu or avec des chaînes, semblables aux deux