VASES D’OK AVEC COUVERCLES
paroles, il ajusta le couvercle et fit promptement par-dessus un nœud compliqué que la vénérable Gircé lui avait autrefois prudemment enseigné f »
Ces passages prouvent clairement que les coffres et les boîtes qui se fermaient par de semblables combinaisons étaient d’un usage général au temps d’Homère. Il en était de même à Troie, car j’y ai recueilli des centaines de vases en terre cuite, et même une boite que l’on fermait par le même procédé ^ On voit des vases en terre cuite de la même espèce dans la petite collection de poterie préhistorique de l’École française d’Athènes. Ils ont été trouvés dans une cité préhistorique de l’île de Théra, sous une couche de pierre ponce et de cendres volcaniques de 60 pieds (18 mètres) d’épaisseur. Ces pierres et ces cendres avaient été lancées par ce grand volcan central qui, d’après les géologues les plus compétents, doit s’être affaissé dans la mer et y avoir disparu vers 1700-1800 avant Jésus-Christ.
A Mycènes, tous les coffres et toutes les boîtes ont du avoir le même système de fermeture, c’est-à-dire un fd passé à travers des trous pratiqués dans le couvercle et dans le bord de la boîte , puisque tous les vases d’or munis de couvercles que j’ai trouvés ici se ferment de la même façon. La boîte de la figure 318 est tout unie et sans aucun ornement.
Le beau vase d’or de forme sphérique (fig. 319) a une anse de chaque côté et une troisième sur le couvercle ; le couvercle porte encore le fil d’or qui l’attache au vase en passant par le trou du bord. Ce vase n’a pour tout ornement que deux cordes en relief à la naissance du cou. Les deux vases d’or (fig. 320 et 322)