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BOITES FORMÉES DE PLAQUES DE CUIVRE

plus considérable. Il n’a pas d’ornementation. On voit sortir du couvercle le long fil d’or qui rattachait le couvercle au bord du vase. Ces divers objets et tous ceux qui ont été précédemment décrits sont travaillés au repoussé. J’ai trouvé en outre, dans ce tombeau, un vase d’argent uni qui n’a qu’une seule anse.

Dans la partie est du tombeau on a découvert quatre boîtes formées de plaques de cuivre (lig. 323) ; toutes les quatre sont

Fig. 323. — Boîte l'oniiée de plaques de cuivre et remplie de bois. Troisième tombeau. Au trois-di.xièmc environ de la grandeur réelle.

remplies de morceaux de bois très-bien conservés, et qui, dans le haut des boites seulement ont été en partie carbonisés par le feu du bûcher funéraire. Chacune de ces boites a 10 pouces (0'“,25) de long, 5 pouces (0“,i25) de haut et 4 pouces l de large. Les plaques de cuivre qui forment les côtés sont soudées ensemble ; nulle part on n’y trouve de clous, excepté le long du bord supérieur qui est à découvert et où l’on voit vingt longs clous de cuivre. Ces clous ont été enfoncés de l’extérieur et forment une grande saillie à l’intérieur. On se demande naturellement ce que signifie leur présence en cet endroit. Je ne puis me l’expliquer qu’en supposant qn’il y a eu de ce côté de la boîte une épaisse plaque de bois fixée par les clous de cuivre et qui aurait

lÆ TROISIÈME TOMBEAU.

été brûlée par le feu du bûcher. Je suppose que ces boites de cuivre, remplies de bois, pouvaient servir d’oreillers pour les morts et peut-être même pour les vivants ; car, dans tous les cas, elles ne sont pas plus dures, elles le sont même moins, que les oreillers d’albâtre ou de marbre trouvés dans les tombeaux égyptiens et dont plusieurs sont conservés au Musée Britannique. Je me suis imaginé d’abord que le bois contenu dans ces boîtes était peut-être du bois de santal qui aurait servi à parfumer le tombeau pendant que le bûcher funéraire était en feu; mais

Fig. 324. — Vase de terre cuite. Troisième tombeau. Au sept-di.xième de la grandeur réelle.

j’ai renoncé à cette explication, en songeant qu’il n’eût servi à l’ien de mettre ce bois odoriférant dans les boîtes et de l’y maintenir renfermé à l’aide de longs clous; d’ailleurs, s’il y avait été mis dans cette intention, il y en aurait eu davantage de brûlé. Peut-être tout simplement le bois précieux avait-il été importé de l’Inde dans ces petites boîtes. Dans l’état oû il se trouve présentement, il est absolument impossible de reconnaître de quelle espece d’arbre il provient. Toutes ces boîtes ont été trouvées près de la tête des morts, mais aucune dessous.

La figure 324 représente un petit vase de terre cuite façonné à la main. Le fond est d’un jaune clair; sur ce fond se dessine en rouge foncé l’ornementation suivante : trois bandes circulaires surmontées d’une spirale qui entrelace huit cercles; chacun de

OBJET EX ALBATHE.

ces cercles contient une feuille de palmier; les cercles sont séparés par deux grosses taches rondes : nue au-dessus, l’autre au-dessous de la spirale.

La fignre 825, qui à première vue semble taillée dans un coquillage, est en réalité un objet d’albâtre; il représente deux mains juxtaposées qui forment un creux; tous les doigts sont distincts. Il est difbcile d’explif[uer (|uel a pu être l’usage d’un

Fig. 325. — Objet en albâtre. Troisième tombeau. Au sept-cli.\ième de la grandeur réelle.

pareil objet, car il est trop lourd pour avoir servi de cuiller ou de truelle.

Dans le même tombeau j’ai trouvé un troisième morceau de cristal de roche d’un très-beau [)oli; il forme un peu plus (run hémisphère; le fond est perce d’un trou an milieu; il y a un autre trou dans cliacim des côtés. L’intérieur est orné de peintures d’un rouge brillant. Je ne puis m’expliquer l’usage de cet objet; sans les peintures, je croirais qu’il provient de la poignée d’un sceptre; mais les peintures m’empêclieut de m’arrêter à cette supposition.

Voici encore d’autres objets trouvés dans ce tombeau : un vase d’argent bien conservé, mais sans aucun ornement; —

MVCKXKS.

un vase

LE TROISIÈME TOMBEAU

d’argent, brisé, avec ornementation de spirales ; — une coupe d’argent, brisée, tout unie ; — un vase d’argent orné d’une bande horizontale de douze étoiles d’or au repoussé; malheureusement, il est en si mauvais état qu’on n’a pu le photographier; — un grand couteau de bronze à manche de bois ; — l’orifice, plaqué de cuivre, d’un grand vase; ce vase, selon l’opinion du professeur Landerer, est une composition d’argent et de plomb ; peut-être l’orifice n’a-t-il été plaqué de cuivre que pour que le cuivre pùt être ensuite plaqué d’or; — une tasse d’albàtre ; — un vase de cuivre réduit en morceaux; — deux grands vases de cuivre à deux anses; — - un grand chaudron de cuivre (lé^riç) à deux anses; — et deux autres chaudrons k trois anses; ces chaudrons sont pareils à ceux qui ont été trouvés dans le quatrième touTbeau et dont on verra les gravures au chapitre suivant.

On a trouvé aussi, dans le troisième tombeau, une grande quantité de fragments provenant de vases façonnés à la main ou de très-anciens vases de terre cuite fabriqués au tour; — enfin une longue pierre bien polie , de forme presque ovale , qui , selon M. Eustratiadès, peut avoir servi de contre-poids pour faire fermer une porte.

Fig. 326. — Masque d’or eu forme de têle de lion. (Quatrième tombeau. Au trois-dixième environ de la grandeur réelle.

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