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Voyez les plans B, BB, C, et la planclie VI

m LE QUATKIÈME TOMBEAU.

Évidemment les corps avaientélé brûlés àla place même oùchacun d’eux reposait; ce qui le prouvait, c’était la quantité de cendres qu’il y avait sur chacun des corps, et à côté de lui, c’étaient aussi les marques laissées par le feu sur les cailloux et sur le mur de schiste. La crémation de tous les corps sur le lit de cailloux, au fond même de ce tombeau aussi bien qu’au fond de tous les autres, a été officiellement constatée par les trois employés du gouvernement envoyés par le directeur général des Antiquités de^ Grèce, le professeur Panagiotès Eustratiadès, pour m’aider à garder les trésors. Elle a été constatée aussi parle professeur d’archéologie, Phendiklès, qui a passé ici deux semaines avec moi, et enfin par les milliers de personnes qui affluent ici de toutes les parties de l’Argolide pour voir ces merveilles. En conséquence, quiconque éprouverait des doutes sur l’exactitude de mon exposé au sujet de cette crémation, est prié de s’adresser au susdit directeur général ou au ministère de l’instruction publique, à Athènes.

Les cinq corps de ce quatrième tombeau étaient littéralement ensevelis sous les bijoux, et ces bijoux — comme ceux des autres tombeaux — portent des traces visibles des feux funéraires.

Ici, comme dans le premier et le troisième tombeau, j’ai remarqué que, pour une raison qui m’échappe, les corps brûlés, avec leurs ornements d’or, avaient été recouverts, après la crémation, d’une couche de 3 ou 4 pouces (0"h075-0'“,10) d’épaisseur de la même argile blanche qui avait servi à joindre les morceaux de schiste du mur incliné à l’intérieur du tombeau. Sur cette couche d’argile était placé le second lit de cailloux. Jusqu’à I pied environ (0"‘,30) au-dessus du premier lit de cailloux, le travail des fouilles ne présente aucune difficulté ; nous n’avons qu’à indiquer aux travailleurs l’endroit précis oû ils doivent creuser. Mais, à partir de ce point, nous sommes forcés de faire le travail nousmêmes ; c’est une besogne très-difficile et très-pénible pour nous, surtout pendant cette saison pluvieuse; car, pour creuser, il faut absolument que nous soyons à genoux et que nous enlevions soigneusement la terre et les pierres avec nos couteaux, afin de ne détériorer ou de ne perdre aucun des ornements d’or.

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