FOURCHE FUNÉRAIRE
lait, 011 dit de celui qui tranche les questions avec trop de brusquerie qu’il les tranche avec la hache de Tennès. »
J’avoue que le récit du professeur Rhousopoulos, emprunté à rantiquité, me paraît plus vraisemblable que celui de Pausanias. Néanmoins, sur la question de savoir quel était le sens de ce symbole à l’époque reculée à laquelle appartiennent les tombeaux de Mycènes, je n’ose me risquer à exprimer une opinion.
Le magnifique objet d’or de la figure 369 ressemble beaucoup aux ornements dont on se servait communément pour attacher les jambières autour de la cuisse, juste au-dessus du genou; mais il ne peut pas avoir servi à cet usage, parce que la plaque d’or est beaucoup trop épaisse pour cela; d’ailleurs cet ornement est complètement plan, et l’on voit clairement qu’il n’a jamais été courbe. Ce doit donc être autre chose. La forme générale de cet objet rappelle celle des bonshommes que griffonnent les enfants; l’anneau qui est au-dessus de la tête représenterait une couronne. Le magnifique ornement au repoussé qui est sur le corps, nous l’avons déjà vu, quoique moins élégant, sur la bordure de la stèle funéraire^ de la figure 24. Les jambes présentent, entre deux bordures étroites, des rangées de petits signes qui ressemblent à la lettre koppa^ que l’on voit sur toutes les médailles de Corinthe.
La figure 370 offre le modèle des trois objets d’or qui étaient jadis suspendus à l’extrémité des chaînettes du bandeau d’or, figure 357. Il ne peut y avoir aucun doute à cet égard; ces trois ornements offrent la même épaisseur et la même décoration (bordure et rosaceformées par des points) que la belle-Hélène de la figure 357.
Les figures 371 et 372 représentent deux objets en cuivre. Il est difficile de dire quel pouvait être l’usage du premier; il a un trou quadrangulaire, mais qui n’a pas pu servir à introduire un manche, parce que la plaque de cuivre n’est pas assez épaisse. La figure 372 est une fourche à trois dents recourbées par le bout, avec une douille où s’enfonçait le manche de bois ; cette fourche a évidemment servi pour attiser le feu des bûchers funéraires.