‹ MycènesChapitre 224 sur 254 · DATE DE LA [‘DISE DE MYCÈXES · texte numérisé non relu

DATE DE LA [‘DISE DE MYCÈXES

d’Argos, et d’agrandir et de consolider son pouvoir. Si l’on considère avec soin les termes du problème, on n’hésitera pas à préférer le dernier récit (qui témoigne d’une idée politique très-juste) au conte sentimental de la jalousie argienne. Le du terri-

toire argien était semblable à celui de Tlièbes, d’Atljènes ou de Mégalopolis, et l’on ne peut douter que l’importance d’Argos'dans l’histoire grecque ne soit entièrement due à ce qu’elle a pu, dans un temps fort reculé, accomplir cette révolution tout à la fois ti èsdifficile et très-impopulaire.

)) Mais est-il possible que cette révolution se soit accomplie après les guerres Médiques? Je ne le crois pas. Après la conduite si patriotique de Tirynthe et de Mycènes, et au moment où Argos était le plus impopulaire dans toute la nation, le seul dessein de détruire des villes grecques libres aurait provoqué l’intervention de toute la Grèce. D’ailleurs, les anciens historiens gardent le silence sur ce point. Hérodote et Thucydide n’y font jamais allusion. Mais, ce qui est encore plus remarquable, Eschyle, qui composait des tragédies dont Mycènes était le théâtre obligé, ne fait pas une senle fois mention de Mycènes, et transfère le palais d’Agamemnon à Argos. Il paraît pourtant que cette erreur a déjà été remarquée par des critiques très-anciens, puisque Sophocle et Euripide citent les deux villes, et les distinguent l’une de l’autre, tout en paraissant en confondre les habitants. Étant sur les lieux, je n’ai pu reconnaître le tableau qu’on voit au commencement de VÉlectre de Sophocle, et cependant ce tableau semblerait avoir été peint d’après nature; mais il est plus que probable que c’est une œuvre de pure fantaisie ; du moins Mycènes y occupe une place éminente. Sophocle a inôme écrit une })ièce ayant pour titre : Azpsug ^ UvxYiVaïat.

» Si l’ancienne ville de Mycènes, dont les habitants avaient combattu aux côtés d’Eschyle dans la grande lutte contre les Perses, n’eûtperdu son indépendance qu’à l’époque de l’age mùr (rEsclivle. serait-il alors possible de concevoir une ignorance aussi inexplicable que la sienne? Je pense donc que le o-'jvoiydGpôç du territoire argien eut lieu longtemps avant, et que Pausanias, induit en

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