‹ MycènesChapitre 226 sur 254 · DATE DE LA PUISE DE MVCEAES · texte numérisé non relu

DATE DE LA PUISE DE MVCEAES

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temps où ce catalogue fut compilé, Argos avait déjà conquis tout le rivage de la péninsule argolique, et Myccnes est située dans l’extrême sud du territoire (principalement corinthien et sicyonien), qui était assigné à Agamemnon. Peut-être les traditions étaient-elles encore trop fortes pour que le poète osât faire de Mycènes la sujette d’ Argos ! »

M. A. H. Sayce appelle encore mon attention sur un passage d’Homère, qui — dans son opinion — semble aussi favoriser cette hypothèse, et qui paraît contredire catégoriquement les récits que Pausanias et Diodore ont empruntés à Éphorosh Ce dernier a apparemment fait une erreur sur l’époque de Pheidon. Le passage signalé par M. Sayce est dans Vlliadc, IV, 50-56 :

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(La vénérable Hèrè aux grands yeux répondit à Jupiter : En vérité, trois villes me sont extrêmement chères : Argos, Sparte et Mycènes aux larges rues; détruis ces villes, si tu les hais profondément dans ton cœur; je ne les protégerai pas et je ne t’empêcherai pas de les détruire, car si je te l’interdis et te défends de les détruire, je ne réussirai pas à t’en empêcher, puisque tu es beaucoup plus fort que moi.) Dans l’opinion de M. Sayce, il est évident qu’Homère a voulu désigner dans ce passage la destruction d’au moins une des trois villes qu’il cite, et comme Argos et Sparte n’étaient pas détruites, la ville détruite ne pouvait être que Mycènes. M. Sayce croit pouvoir conclure du mot oty-io7y.' que la destruction de Mycènes devait être complète. S'il en est ainsi, rien ne pourrait mieux prouver la haute antiquilé de cet événement que cette citation d’Homère.

1. Selon Sayce, quia soigneusement étudiii les IVagmenls d'Éphoros, cos fragments et certaines autres indications prouvent que Diodore a presque calqué scs récits sur ceux d'Ephoros. et qu’il n’a fait que reproduire une très-grande partie de ce qu'Éplioros avait écrit.

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