I.A PI. AINE Ü’APvGOS
nous, lils du neuve luakhos, Géphisc, Astériou etluakhos liii-uieuie, étaient chargés de décider entre eux; ils adjugèrent la plaine à Hèra ; là-dessus Poséidon fit disparaître toutes les eaux. Depuis lors, riuakhos et les autres rivières dont nous venons de parler ii’outplus d’eau que quand Jupiter envoie de la pluie (Zcig vu) ; eu été, toutes les rivières sont à sec, excepté (les sources de) Lerne. » Cependant, l’épithète est en contradiction avec le passage
précédemment cité d’Aristote^qui affirme qu’au temps de la guerre de Troie la terre d’Argos était marécageuse, tandis que celle de My cènes était bonne.
La partie la plus méridionale de la plaine d’Argos a toujours eu de l’eau en grande abondance, mais l’agriculture en tire peu ou point de profit. La côte est bordée de vastes marécages presque impraticables, et la rivière Erasinos, qui descend du mont Khaon, se jette presque tout de suite dans le golfe de Nauplie. En outre, les sources qui sortent du pied du mont Pontinos forment les fameux marais de Lerne, où, selon la fable, Hercule tua l’hydre. Probablement ce mythe est un souvenir symbolique de quelque tentative faite anciennement pour dessécher les marais et les transformer en terres labourables.
Grâce à son exubérante fertilité et à sa situation exceptionnelle sur ce golfe magnifique, cette plaine a été le centre naturel et le point de départ de tout le développement politique et social de la contrée, et mérite pour cette raison d’être appelée cc l’antique Argos » L C’est là que Phorôneus, fils du fleuve Inakhos et de la nymphe Mélia, avec son épouse Niobè, réunit, dit-on, dans nue seule communauté les habitants jusque-là dispersés et fonda nue ville qu’il appela aoro 4>opwvr/ov^; Argos , son petit-fils, donna son nom à cette ville, qui devint le centre d’un puissant Etat pélasgiqueL On trouve des preuves irréfutables de cetétablissenient pélasgique dans les deux noms d’Argos et de Larissa, qui sont pélasgiques, et signifient le premier ((plaine » et le second (( forte-