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LA PORTE DE DERRIÈRE

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Fig. 22rt. — Los deaxmonlaïUs de droite et de gniiclio de la porte des Lions.

de long sur 30 pieds (9 mètres) de large, formé par ce premier mur et par uu autre mur extérieur, presque parallèle au premier. Ce mur extérieur appartient luiméme à nue grande tour quadraiigulaire, élevée pour défendre l’entrée'. Entre ces deux murs, les euuemis ne pouvaient guère s’avancer plus de sept de front, et ils étaient exposés de trois côtés aux flèches et aux pierres des assiégés. Une route eu zigzag, soutenue par d’énormes substructious cyclopéeuues, donnait accès à l’entrée de la porte ; elle est maintenant couverte de gros blocs qui se sont détachés du mur. Leake dit avec raison que les premiers constructeurs de citadelles prodiguaient, plus que ne l’ont fait leurs successeurs, les travaux aux approches des portes, et s’ingéniaient h trouver des moyens de prolonger la défense à l’intérieur, en multipliant les clôtures et en compliquant les communications.

La poterne - se compose également de trois grandes dalles, deux qui servent de montants et une troisième qui les couvre et forme le linteau (fig. 23). La baie de cette poterne

s’élargit de meme de liant en bas; au linteau, la largeur est de 5 pieds 4 pouces (l'“,60) et de 5 pieds 1 1 pouces à la

base. Sur le linteau, il y a une pierre ti'iaugnlaire ; en la compre-

Fig. 23. — Elévation et plan do la polorno.

1. Voyez, au chapitre V, le compte rendu des travaux oxéiMilés pour mettre à découvert la hase et l'énorme seuil de la porte des Lions.

2, Voyez le plan C et la figure 23,

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luinL dans la mesure, la porte a 14 pieds (4"\20) de haut. Les trous pratiqués pour les verrous dans les jambages sont carrés et de grande dimension. Cette porte était mal placée, car les ennemis qui l’auraient attaquée auraient eu le côté gauche, celui que couvre le bouclier, tourné du côté de l’acropole. Sur la pente ouest, il y a plusieurs citernes souterraines.

Selon Plutarque, le premier nom de la montagne où est située la citadelle fut Argion‘. C’est un fait significatif que cette citadelle n’ait jamais été désignée sous le nom à' acropole \}diV aucun tuteur de l’antiquité. Sophocle {Electre, iO) l’appelle n£);07rî^ô5v ou (( résidence des Pélopides », et ailleurs oùpivia a murailles

célestes ». Euripide l’appelle aussi « murailles de pierre cyclopéennes, élevées jusqu’aux deux »^, et encore « murailles cyclopéennes célestes »^; ces expressions font sans doute allusion à l’énorme hauteur des murs et des tours. Strabon fait justement observer qu’à cause du voisinage des deux villes, les poètes tragiques ont très-souvent confondu les noms d’Argos et de Mycènes, et les ont continuellement employés l’un pour l’autre. Mais cette confusion est excusable, parce que dans l’antiquité les voyages étaient à la fois difficiles et très-dangereux. D’ailleurs les anciens n’étaient point archéologues, et quoique chaque Grec prît un trèssérieux intérêt à l’histoire de son pays, aucun d’eux n’était disposé à subir des dérangements et des difficultés, ou à affronter des dangers, pour visiter meme les lieux qui avaient été le théâtre des exploits les plus glorieux pour la Grèce. Pden ne le prouve mieux que ce fait que pas un seul auteur ancien ne mentionne la reconstruction de Mycènes, après qu’elle eut été prise et détruite en 468 avant Jésus-Christ.

Homère lui-même semble s’être rendu coupable d’une pareille confusion, relativement aux noms d’Argos et de Mycènes, lorsqu’il place dans la bouche d’Agamemnon les paroles suivantes au sujet de Chryséis : rc Je ne te rendrai point ta fdle qu’elle n’ait

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