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LES PEUSÉIDES ET LES ATUIDES.
nom \ Dans la suite, Atréc le fit chercher et l’éleva comme son fils; car Atrée avait épousé Pélopia au début meme de sa grossesse, et il crut que renfant était de lui. Mais Égisthe tua Atrée, un jour qu’il sacrifiait sur le bord de la mer, parce qu’Atrée, se figurant qu’il était son fils, lui avait donné l’ordre de tuer son frère Thyeste. Alors Égisthe prit, avec Thyeste, possession du royaume.
Mais Homère ne connaît pas le premier mot de ces sanglantes querelles de la maison des Pélopides ; car, selon lui % Jupiter envoya, par Hermès, le sceptre royal à Pélops, comme symbole de domination. Pélops le donna à Atrée, qui, en mourant, le laissa à Thyeste ; Thyeste le laissa à Agamemnon ; et dans tout cela il n’y a pas même une allusion à la moindre dispute ou à la moindre violence. Hésiode parle de la richesse proverbiale et de la royale majesté des Atrides, mais il ne connaît rien de leurs crimes. Homère ne connaît que le crime d’Égisthe et de Glytemnestre. Pendant qu’Agamemnon était absent, sous les murs de Troie, Égisthe avait réussi à séduire sa femme Glytemnestre, et il eut l’insolence de faire aux dieux des offrandes d’actions de grâces pour avoir réussi^. Afin de n’être pas pris au dépourvu par le retour d’ Agamemnon, il établit un homme de garde sur le bord de la mer; lorsque enfin il apprit l’arrivée du roi, il l’invita â un banquet et le tua â table, de concert avec Glytemnestre Egisthe alors régna sept ans sur Mycènes. La huitième année, comme les dieux le lui avaient prédit^, Oreste apparut et vengea son père en tuant Égisthe et sa propre mère Glytemnestre
Selon toute apparence, ce sont les poètes homériques i)Oslérieurs, suivis par les tragiques, qui ont inventé les mythes des crimes affreux d’Atrée et de Thyeste, en faisant remonter d’une génération les horreurs de la maison d’Agamemnon. Mettant en œuvre d’autres traditions, et particulièrement riiistoire de Thèbes,