‹ MycènesChapitre 55 sur 254 · Od., III · texte numérisé non relu

Od., III

ils imaginèrent un enchaînement de crimes et de scélératesses, qui avait son origine dans le meurtre de Myrtile ou dans celui de Chrysippeh

Il paraît, d’après le témoignage d’Homère^, qu’Agamemnon avait réuni sous son sceptre presque tout le Péloponnèse. Mais, si l’on s’en rapporte à un autre passage^, il semblerait qu’il régna seulement sur toute la partie septentrionale du Péloponnèse. La dynastie des Pélopides semble avoir pris fin à Mycènes, à la mort d’Égisthe; car la tradition dit qu’Oreste, fils d’Agamemnon, régna en Arcadie et à Sparte, mais non qu’il succéda à son père. Selon Strabon il mourut en Arcadie. Pausanias rapporte ^ que son tombeau était d’abord sur la route de Sparte, à Tégée; plus tard ses os furent ensevelis à Sparte®. Il ne semble pas qu’aucun des deux fils d’Oreste, Penthilos et Tisamène, ait régné à Mycènes. Strabon’ dit qu’ils restèrent dans les colonies éoliennes d’Asie Mineure fondées par leur père. Selon Pausanias l’invasion des Doriens avait déjà eu lieu au temps d’Oreste; Thucydide la place quatre-vingts ans après la guerre de Troie.

Il est probable que c’est Pausanias qui est dans le vrai ; en effet, il n’y a qu’une terrible révolution politique et une grande catastrophe qui aient pu empêcher Oreste de devenir roi de Mycènes,' l’Etat le plus riche et le plus puissant de la Grèce, et qui lui revenait de droit, comme fils unique dn glorieux Agamemnon, objet de regrets univei'sels.

Strabon confirme ce fait, que le point de départ de la décadence de Mycènes est la mort d’Agamemnon et principalement le retour des Héraclides. Mais, quoique la cité eût beaucoup perdu en puissance et en population, quoiqu’elle fût tombée au rang d’une

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