‹ MycènesChapitre 56 sur 254 · VIII, p · texte numérisé non relu

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petite ville de pruviiice, cependant elle conservait encore une certaine indépendance. Inspirée par le souvenir de son glorieux passé, elle équipa quatre-vingts hommes, qui furent son contingent aux ïhermopyles ‘ ; un an plus tard, de concert avec Tiryntlic, elle envoya quatre cents hommes à Platées\ Le nom de Mycènes fut gravé, avec ceux des autres cités qui avaient pris part à cette glorieuse campagne, sur la colonne d’airain où étaient représentés trois serpents soutenant un trépied d’or, que les Spartiates dédièrent à Apollon delphien, comme la dîme du butin enlevé aux Perses. Cette colonne d’airain est aujourd’hui dans l’ancien hippodrome (le Maidan) à Constantinople, où elle fut probablement apportée par Constantin le Grand. Les Argiens, qui étaient restés neutres, envièrent aux Mycéniens l’honneur d’avoir pris part à ces batailles; ils craignirent en outre, en considérant l’ancienne gloire de cette cité, de voir Mycènes usurper la domination de toute l’Argolide.

Pour ces raisons, ligués avec les habitants de Cléonée et de Tégée, ils assiégèrent Mycènes dans la TS"" olympiade (468 av. J.-C.). Les puissantes murailles de la citadelle, derrière lesquelles les habitants s’étaient retirés, résistèrent à tous les assauts de rennemi ; mais, à la fin, la famine força les Mycéniens à se rendre. Il paraît qu’en considération de la gloire passée de la cité, les vainqueurs traitèrent les Mycéniens avec clémence, car ils leur permirent d’émigrer où ils voudraient ; les uns s’établirent à Cléonée, les antres à Kérynia en Achaïe,la plus grande partie en Macédoine ]\Iais ce récit n’est pas confirmé de tout point parDiodore de Sicile qui dit que, lorsque Mycènes se rendit, les Argiens réduisirent tons les habitants en esclavage. Si cette tradition est vraie, il est à supposer que les Argiens forcèrent les Mycéniens à s’établir à Argos, car il était très-important pour eux, à cette époque, d’accroître la population de leur ville. Quoi qu’il en soit, comme le (ht Podwell, il semble qu’une crainte religieuse ait empeebé les Argiens de détruiie

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