‹ MycènesChapitre 57 sur 254 · Hérorl., IX · texte numérisé non relu

Hérorl., IX

d. Paus., VU, XXV, T).

i. XI. Po.

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les énormes murailles cyclopéennes de Tirynthe et de Mycènes, parce quelles étaient considérées comme des enceintes sacrées, et révérées comme des sanctuaires de Hèra ; or Hèra était adorée avec une ferveur égale par tous les habitants de l’Argolide. Les Argiens se contentèrent donc de démanteler une très-petite partie des murs de la citadelle, tandis qu’ils rasèrent à fleur de terre ceux de la basse ville.

Homère applique à Mycènes les épithètes de c( cité bien bâtie \ cité aux larges rues^, cité riche en or^». La seconde de ces épithètes ne peut s’appliquer qu’à la large rue qui conduisait de la porte des Lions, tout le long de la colline, à travers la ville close de murs, au pont qui était jeté sur le torrent de la ravine ; en effet, comme tout le reste de la ville, aussi bien que le faubourg, était bâti sur des pentes, les autres rues doivent avoir été plus ou moins montantes, et ce n’est pas à elles que pouvait faire allusion l’épithète svpvi^/via. En ce qui concerne l’épithète nGlvy^pvcjoç, une autorité importante, Thucydide'^, nous apprend que Mycènes avait de grandes richesses sous la domination des Pélopides; voici ce qu’il dit: (c Pélops, ayant apporté d’Asie de grands trésors aux populations pauvres (de la péninsule), établit son autorité parmi elles, et, quoiqu’il ne fût qii’im étranger, donna son nom à la contrée; ses descendants (les Pélopides, Atrée et Agamemnon) devinrent encore plus puissants. » Thucydide ajoute (|u’il lui semble « que les autres Grecs se joignirent à Agamemnon dans son expédition contre Troie, moins par dévouement que par crainte de sa puissance; car nonseulement c’est lui qui arma le plus grand nombre de vaisseaux, mais encore il fournit des navires aux Arcadiens, comme le dit Homère, si Homère peut être considéré comme une autorité digne de foi. Mais en parlant du sceptre qu’ Agamemnon reçoit en héritage, il dit que ce prince régnait sur beaucoup d’îles et sur l’Argolide tout entière (ttoXX-^^îv v^ocjolgl xaï Apyet navzl àviaaiiv) ; comme il habitait sur le continent, à moins d’avoir une flotte, il ne pon-

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