JI. rci'cy Gaidiier, dans l'Acadeuiy, avril
PP.ÉFACE.
remploi de la violence et la mutilation des cadavres nous ramènent dans une direction opposée. Mais, en outre, ce qu’il y a de bien plus étrange, c’est qu’on ne voit pas qu’il y ait eu la moindre nécessité de soumettre les cadavres à cette compression indécente et révoltante. Les dimensions premières de la tombe étaient de 21 pieds 6 pouces (6”, 45) sur il pieds 6 pouces (3“,45). Elles ont été réduites dans tous les sens , d’abord par un mur intérieur de 2 pieds (0“,60) d’épaisseur et, en second lieu, par une saillie oblique de 1 pied (0“,30) d’épaisseur (au fond du tombeau), de sorte que le tombeau n’a plus que 5 pieds 6 pouces (i*%65) sur 15 pieds 6 pouces (4™, 65). Pourquoi alors n’avoir pas déposé les corps dans le sens de la longueur, au lieu de les avoir placés en travers? Le parti auquel on s’est arrêté n’est-il pas aussi inutile que barbare? Quel motif donc peut-on assigner à une barbarie qui semble aussi évidente qu’inutile? Il y a un fait que j’ose à peine mentionner et sur lequel j’ose encore moins insister, parce que la preuve à en tirer est trop insignifiante; ce fait, c’est que les corps sont orientés à l’ouest, et que c’est aussi dans cette direction qu’était orienté le Hadès des Égyptiens L Le conflit d’apparences où nous sommes arrivés semble indiquer, ou bien que ceux qui ont procédé à l’enterrement obéissaient à deux mobiles différents, ou bien qu’il y avait eu dans la façon de procéder quelque chose d’incomplet et d’incohérent que l’on s’était plus tard efforcé de corriger, ou bien encore que ces deux suppositions pourraient être vraies à la fois. Mais jetons un coup d’œil sur les autres particularités de ces découvertes.
4. Nous avons à remarquer ensuite : P que ces restes humains ont été soumis à l’action du feu; 2° que la crémation n’a été que partielle; 3° que les objets de métal déposés portent, dit-on, des traces^ de ce feu; il en est de même pour les cailloux. Nous voyons donc que les objets furent déposés au moment même où l’on allumait le feu, ou plus probablement, je suppose, avant qu’il fût complètement éteint.