Voyez mon ouvrage : Ithaque, le Pélojwanése, Troie
FOUILLES A MYCEAES.
nièrcs, au moins, reposent sur le roc vif, tandis qn’ici la condnite est enterrée dans les décombres, et les pierres, non taillées, sont ajustées sans ciment ni mortier: on se demande avec étonnement eomment une ean conrante a pn traverser ce conduit sans se perdre à travers les interstices.
Tout près de cette conduite cyclopéenne, il y a douze récipients formés de grandes dalles de pierre sablonneuse et recouvertes de pierres plus petites; dans mon opinion, ces récipients ne pemanit avoir été autre chose que douze petites citernes.
A quelques mètres au sud de ces réservoirs, j’ai découvert deux stèles funéraires de pierre sablonneuse, orientées en droite ligne du nord au sud et décorées de bas-reliefs du plus haut intérêt. Malheureusement celle du nord est d’une pierre sablonneuse peu résistante, ce qui fait qu’elle est brisée en plusieurs endroits et que la partie supérieure ne s’est pas conservée. Elle a 6 pouces (0"Vl5) d’épaisseur, 4 pieds (l'",20) de haut, 4 pieds 2 pouces (i'",^i5) de large à la partie inférieure et 3 pieds 8 pouces ^ (i*»/!!) a la partie supérieure. La décoration se compose d’un sujet unique, entouré en dessous et sur les côtés d’uue large bordure, qui forme un encadrement très-simple, composé de fdets parallèles. Elle représente un sujet de chasse L Sur uu char, traîné par un seul cheval, le chasseur est debout, il tient les rênes dans sa main gauche, et dans sa main droite une épée longue et large. A cause des fractures de la pierre, on ne voit pas distinctement la partie su])érieure du char; mais on distingue bien la roue, dont les (juatre rayons forment une croix. La manière dont le cheval allonge les jambes de devant et celles de derrière semble indiquer (|u’il est lancé à toute vitesse. Au-dessous, à gauche, un lion passablement dessiné, avec une queue recourbée, donne la chasse à un animal sauvage qui fuit, probablement un chevreuil, mais dont la queue est beaucoup trop longue. Juste au-dessus du dos du chevreuil, entre les jambes du cheval, est étendu un objet que l’on ne peut reconnaître ; cet objet peut être aussi bien un homme