Voyez la ligure 2i eu tèle de ce chapitre
PIERRES TOxMRALES SCULPTÉES. 149
renversé qu'un char l\ deux roues. De chaque colé, dans la lar^e
Flo. liO. — Socoiide siMo fimcrairo Inaivéo aii-dossiis dos toml):'aiix ilo l’ai'ropolo (à i môlivsi,
Eiiviroa à 1 1:2'^ do la grandoiii’ rdollo.
bordure Ibruiée par deux filels jiaralléles, soûl irois ovalis ou carlouches, couleuaul une oiaieiueulalioii trés-eiu’ieuse, qui, à
première vue, semble avoir une signification symbolique ; mais, en y regardant de près, on trouve que ce n’est pas autre chose, qu’une belle décoration composée de spirales. A la base, il y a trois filets horizontaux. Derrière le char, on voit une rangée de signes qui ressemblent à des lettres ; mais ces signes aussi ne sont probablement pas autre chose qu’une ornementation.
A i pied (0'“,30) seulement de cette stèle funéraire, et sur la même ligne, se dresse l’autre (fig. 140), qui est d’une pierre sablonneuse plus dure que la première, et par conséquent beaucoup mieux conservée. Elle n’est endommagée qu’au sommet, où il peut manquer un morceau d’environ 6 ou 8 pouces (0‘“,15 à 0‘",20) de haut; à la base,ellea3 pieds lOpouces (l‘'',i5) de large et 3pieds 7 pouces (1”',08) au sommet; sa hauteur est de 6 pieds (l'“,80). Elle est divisée en deux compartiments superposés et séparés par un fdet horizontal et encadrés sur trois côtés par deux bandes parallèles. Le compartiment supérieur représente quatre rangées horizontales et parallèles, chacune de six spirales, dont deux sont complètes et les deux autres incomplètes ; il y a donc en tout vingt-quatre spirales unies les unes aux autres et représentant une bande en relief qui couvre le champ tout entier d’une sorte de réseau. Selon la remarque judicieuse du D’’ Fr. Schlie, ce dessin est le même, en principe, que celui que fou obtiendrait en menant des tangentes horizontales et verticales, et qui formerait la figure appelée méandre (voy. fig. 140
Dans le compartiment inférieur est représenté un guerrier sur son char ; il semble plutôt assis que debout, car la partie inférieure du corps n’est pas visible; tandis que, selon les procédés de l’art le plus primitif, sa tête est représentée de profil, sa poitrine est vue de face, sans aucune préoccupation des lois de la perspective. Il touche de sa main gauche une épée qui est encore au fourreau et dont la garde se termine par un pommeau volumineux. Dans la main droite, il tient un objet de forme allongée qui se termine à la bouche du cheval. Cet objet, assez épais à la hauteur de la main, va en s’amincissant graduellement et ressemble beaucoup plus à une lance qu’à des rênes; il est difficile de dire lequel de ces deux