CARACTÈRE DE LA SCULPTURE
^iarc Anlohio, etc. ; dans son opinion, ce n’est pas antre ciiose qiie le bâton des augures, en latin Utmis.
En examinant avec soin les scnlptnres de ces stèles funéraires, je Ironvc une symétrie et un soin si merveilleux dans le travail des ornements en spirales, que je suis presque tenté de croire qn’nn pareil travail a pu être produit seulement par une école de sculpteurs qui avaient depuis des siècles travaillé dans un style analogue. D’un autre côté, les figures d’hommes et d’animaux sont traitées d’une façon aussi grossière et aussi enfantine que si elles étaient le premier essai d’un artiste primitif pour représenter la nature vivante. Mais pourtant il y a une grande ressemblance entre les corps des animaux et ceux des lions qui sont au-dessus de la grande porte; ils représentent le meme style artistique, et si les animaux des stèles funéraires sont plus grossiers, cela tient peutêtre à la qualité inférieure de la pierre sablonneuse. Probablement l’artiste primitif qui les a sculptés aurait produit quelque chose de meilleur s’il avait eu à travailler le beau basalte dur où sont taillées les sculptures de la porte des Lions. Je n’ai donc pas la moindre raison de ne pas admettre que les stèles funéraires sculptées peuvent être à peu près de la meme époque que les lions qui sont au-dessus de la porte.
Fig. lil. — Troisième slèlc funéraire trouvée au-dessus des tombeaux de Tacropole (à 4 mètres). Environ à J/10® de la grandeur réelle.