DALLES A SURFACE UNIE
^ovlzvTopiov ne tut dans l’agora. (Il ne faut pas perdre de vue que cette disposition fut prise à Mégare sur l’avis de l’oracle de Delphes.) Il dit encore : «Le tombeau de Korœbos est dans Lagora des Mégariens h »
Un autre de mes amis appelle aussi mon attention sur le passage suivant de Pausanias : « Là se trouve le tombeau d’Opheltès, avec une enceinte de pierre et des autels dans l’enceinte des murs ; il y a (là) aussi un tumulus qui est le tombeau de Lycurgue, père d’Opheltès^. ))Mais voici une objection. Opheltès, fils du roi deNémée, Lycurgue, et d’Eurydice, fut étouffé par un serpent, tandis que sa nourrice Hypsipyle montrait une source aux sept héros qui s’en allaient assiéger Thèbes; et,àcause de cet événement, les habitants de Némée instituèrent en son honneur les jeux néméens ; l’enfant avec son père fut enterré dans le bois sacré de Jupiter néméen, où leurs tombeaux furent visités par Pausanias, qui ne parle pas le moins du monde d’une agora®.
Mais, avant tout, il faut que je cite ici le passage important de Y Iliade, où Homère décrit expressément l’agora de l’âge héroïque comme un cercle sacré mionr duquel étaient assis lesanciem sur des pierres bien taillées ou — comme nous pouvons nous risquer à traduire maintenant, ~ sur des dalles à la surface unie, semblables à cellesque nous voyons dans l’agora de l’acropole de Mycèiies. Dans ce passage décisif, Homère dépeint le jugement d’un procès représenté sur le bouclier d’Achille ^ : « A l’agora une grande foule est
1. Pans., I, XLiii, 8 : Kopotêw 3s la-xt xàço; èv Msyapiwv àyopa.
2. Ibid., II, XV, 4: IvTauOa saxi [Jisv ’OçIXtou raçoc, “nrsp'i 3e autov 6ptyxoç Xi'ôwv, xa'i svxb:
xoO TCsptêoXo'j • eaxi Sè Auxoupyoy |j.vr||jLa tqO ’OçsXtou nraxpo;.
3. Pausan., II, xv, 2; Apollod., I, ix, 14; III, vi, 4; Hyg., Fah., 74; Stace, Théb , V, 29(1.