Odyssée, VIII, 4-7, et
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L’AGORA A GYRÈNE.
Pour compléter le parallèle, cette agora phéacienne (c’està-dire cette enceinte circulaire) était formée de pierres énormes^ habilement ajustées et enfoncées dans le sol^ comme les dalles de l’agora de Mycènes, (( et elle entourait un beau Posidéioiij), que l’on peut supposer avoir été un sanctuaire ouvert, placé au centre de l’agora b
J’ajouterai, comme preuve du rôle important que jouait l’agora dans la vie civile des temps héroïques, qu’Homère en signale l’absence chez les Cyclopes, comme preuve de leur état de barbarie^.
Le professeur Paley me rappelle le passage suivant de la cinquième pythique de Pindare (vers 69-98) : (c Et c’est de là qu’il (Apollon) a envoyé à Lacédémone, à Argos et dans la divine Pylos les enfants robustes d’Herciile et d’Égimios. De Sparte me vient, dit-on, une gloire qui m’est chère ; à Sparte naquirent ceux des Égéides, mes pères, que la faveur des dieux conduisit à Théra ; le destin y transporta aussi le festin aux nombreuses victimes ; c’est de là que nous avons reçu, ô Apollon! tes fêtes carnéennes, et, dans le banquet sacré, nous chantons la belle Gyrène, qu’habitent de belliqueux étrangers, les Troyeiis, fils d’Anténor. Ils y abordèrent à la suite d’Hélène, après avoir vu leur patrie réduite en cendres, au milieu des horreurs de la guerre. Ils viennent honorer de leurs sacrifices et de leurs offrandes pieuses la tombe de ce peuple, ami des coursiers, les hommes qu’Aristo télés (ou Battos) amena sur ses vaisseaux rapides, ouvrant les routes profondes des mers. Il consacra aux dieux des bois plus vastes, et construisit, pour les pompes d’Apollon, si secourable aux mortels, une route directe et unie, qu’un roc solide fait retentir sous les pas des coursiers. C’est là que lui-même, depuis sa mort, repose seul à l’extrémité de la place publique (agora). Heureux tant qu’il habita parmi les hommes, il est devenu pour le peuple un héros vénéré.