‹ MycènesChapitre 97 sur 254 · Odyssée, VI · texte numérisé non relu

Odyssée, VI

’'Ev0a os TE cr^’àyop^, xaXbv llocrcSr/tbv àjxçiç, p’jToîcrtv Xaso-cri xaTwpu'/ssao-’ àpapuîa-

2. Odijss., IX, 112 : toîaiv o o'jt’ àyopai pouX-/]çôpoi o’jtî Os^aiatsç.

« Mais ils n’oiil ni assemblées pour le conseil ni lois, » Chacun règne à part dans sa propre famille.

TOMBES ROYALES DANS L’AGORA

Les autres rois eonsaerés, descendus chez les mânes, sont honorés chacun devant son palais )) (mais, naturellement, dans Tagora aussi). Trad. Sommer.

D’après ce passage de Piiidare, on voit que Battos, appelé aussi Aristotélès, fondateur et premier roi de Gyrène (640 av. J. -G.), descendait d’Hercule , et que ses ancêtres , les Héraclides ou Doriens, avaient émigré de Sparte à Théra. De ce que Pindare vit son tombeau, ainsi que ceux d’autres rois consacrés (probable^ ment successeurs de Battos) dans l’agora de Gyrène, le professeur Paley conclut que l’habitude d’enterrer les rois dans l’agora était dorienne et non pas achéenne. Mais cette conclusion est contredite par le passage de Pausanias, cité plus haut (I, xliii, 4, 8), où il est dit que les Mégariens avaient placé les tombeaux de Korœbos et d’autres héros dans l’agora, parce que Korœbos avait été vainqueur aux jeux olympiques, à Élis, dans la course du stade {01. y I), et que, selon la tradition, il avait tué llotvv?, envoyée par Apollon aux Argieush D’ailleurs, les Mégariens n’avaient rien à démêler avec les coutumes doriennes.

Ge qui s’est fait à Mégare, â Thèbes, à Thurium, à Sparte, a Gyrène, etc., a eu lieu également dans l’acropole de Myeènes; pour honorer les personnages illustres qui y étaient ensevelis, l’agora fut construite en cercle autour de leurs tombeaux. Si le cercle de dalles u’avait eu d’autre destination que de former une clôture autour des cinq tombes royales, il n’y avait aucune raison sérieuse pour que le cercle fût double, pour que les dalles fussent disposées obliquement et recouvertes de dalles transversales ; il n’eût pas été nécessaire de construire uu gros mur, à seule fin de porter la double rangée de dalles, pour la mettre au niveau de l’autre partie du cercle qui reposait sur le rocher, aune plus grande élévation que le terrain sur lequel fut bâti le gros mur. Une seule enceinte circulaire, suivant les sinuosités du rocher, aurait, selon moi, fait autant d’honneur aux cinq tombes royales qu’une rangée double, nivelée arlificiellement et couverte.

i. Pausanias, V, vni, 3 ; VIII, xxvi, 2 ; Strabon, VIII, p. 355.

IIJOI.es CÜIIIEIISES.

Fig. 2H. — Poisson de bois (à S”, 50) Grandeur réelle.

11 est à remarquer qu’entre les deux rangées de dalles, et aussi de chaque côté, il a été dd'couvert beaucoup d’objets intéressants ; par exemple : un poisson de bois (fig. 211) ; — beaucoup d’idoles de Hèra des différents modèles déjà décrits, quelques-unes sous la forme d’une vache sans cornes, debout ou couchée, portant une coiffure de femme, ou avec le cou percé d’un trou pour faciliter la suspension ‘ ; ce détail semblerait indiquer que l’on portait ces idoles comme des amulettes ; — une idole féminine qui a 2 pieds, au lieu de finir en cylindre comme d’habitude; elle a la tête nue, en

forme de tête d’oiseau, pas de bouche, de très-grands yeux, des mains saillantes et un collier; la chevelure est bien représentée par derrière, et le vêtement indiqué par une couleur rouge — une figure d’homme en argile non peinte, avec de grands yeux, un nez aquilin et pas de bouche ; la tête est couverte d’un bonnet en forme de turban ; je ne saurais décider si c’est une idole; — une idole tout à fait primitive, avec une tête d’oiseau nue et deux oreilles; les mains sont posées sur la poitrine, mais sans être jointes ; la tête est levée vers le ciel - curieuse idole

(fig. 212) ; j’appelle l’attention du lecteur sur léeiie. la grande quantité d’idoles d’Apbroditè que possède le Musée Britannique, et qui, comme la figure 212, se touchent les deux mamelles avec les mains : ce sont jirobablement des symboles de fécondité ; — deux couteaux en opale brune et trois flèches en obsidienne^; ces flèches se rencontrent rarement ici ; — quantité de petites perles en verre, percées pour y jjasser le fil d’un collier; — et trois fusaïoles de terre cuite.

Je rencontre fréquemment ici, dans les décombri's pi'éhislo-

t. Voyez la figure 115.

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