‹ Mycosis du PharynxChapitre 5 sur 25 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

points mycosiques, mais comme le fait judicieusement remarquer M. Collin, dans sa thèse, l'arrachement des points blancs a dû être poussé trop profondément et les fibres musculaires sont indépendantes de l'affection.

En 1889 aussi, Gautier fait paraître un article sur la mycose dans /e Journal of Laryngotogy.

En 1891 Spaaus,Puterman, Dubler, Newcomb, Jurasz, font paraître différentes communications. Puis, la même année, Lennox Brown publie son Trailé des maladies du Larynx, dans lequel il consacre à la description de la pharyngo-mycose, « en tout vingt lignes ». C’est un résumé naturellement très insuffisant de ce qui a été écrit précédemment sur cette affection.

En 1892, Henry Bixby Hemenway (1% /ournal of Laryngology, Février), consacre un article de onze pages à l'histoire du ‘‘ pharyngo-mycosis ” et à son étude microscopique. Il trouve surtout le ‘‘leptothrix buccalis ” et le ‘‘bacillus fasciculatus ”. Puis 1l recommande comme seul traitement, le thermo ou g'alvano-cautère.

Garel, dans une étude microscopique de cette maladie, trouve le ‘‘leptothrix buccalis ” etle ‘cocci bacillus fasciculatus ”.

Higguet, de Bruxelles, trouve dans les petits points blancs, des lamelles de nature cornée épidermique.

M. le docteur Ruault yconsacre quelques lignes

Lao S

dans le Traité de médecine, à propos du diagnostic différentiel, de l’amygdalite lacunaire caséeuse chronique.

En 1892 aussi, Bosworth dans son Traité des maladies du nez et de la gorge, consacre quelques pages à l’histoire de cette affection.

En 1893, paraît la thèse du docteur Albert Colin avec sept observations inédites dont quelques-unes personnelles et les autres prises dans le service de M. le docteur Ruault. M. Colin attribue « toujours » la pharyngo-mycose au leptothrix buccalis, et pour cette raison sa thèse porte; ‘‘ De la mycose leptothrixique pharyngée ”. Un des premiers, M. Colin, conseille comme un des moyens de traitement, l'usage du tabac à fumer.

M. Wagnier publie trois cas de guérison par attouchement à l’acide chromique.

Le docteur Kraus Eugène (ir Bulletin médical, 15 mars 1893), considère l’état catarrhal comme condition « sine quâ non » du développement de la mycose. Et ainsi, les différentes causes qui peuvent irriter la muqueuse bucco-pharyngienne, peuvent indirectement occasioner la mycose.

Le docteur Labit (ix Revue de Laryng., 1% mars 1893) publie un cas de pharyngo-mycose qui est assez curieux par cette particularité que les points de mycosis s’étendaient depuis la partie supérieure du pharynx, jusque sur les replis aryténoépiglottiques.

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En 1894, le docteur Homer M. Thomas A. M, M.D. (in Medical Record, 6 janvier 1894), donne une description très nette de cette affection, mais sans apporter rien de nouveau. Il préconise le traitement à l'ignipuncture.

En 1896, Royet (ix7 Echo médical de Lyon, 15 août) donne une très bonne description du pharyngo-mycosis, et affirme qu’on peut rencontrer le ‘ leptothrix buccalis ” dans la bouche de huit personnes, sur dix prises au hasard.

Puis la mème année, À Brown Kelly (2 Glasgow médical journal) prétend que l'affection communément appelée ‘ mycose pharyngée ? est en réalité de la kératose et à l'appui de sa thèse, il apporte dix observations personnelles. Ce travail est long et consciencieusement fait, mais ne peut nous convaincre. Les lamelles cornées épidermiques se rencontrent quelquefois dans lamycose pharyngée mais pas toujours. Et cependant là où ce tissu cornéen n'existe pas, il faut autre chose que de simples gargarismes et badigeonnages pour avoir raison de la ‘ mycose leptothrixique vraie du pharynx ”, comme le prétend M. Brown-Kelly.

Pour nous, à part les cas de guérison spontanée, nous ne connaissons pas de cas qui aient été si dociles à ce traitement pour ainsi dire ‘‘ badin ”.

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