THÉÂTRE DU PALAIS-ROYAL
LAS DANSORES ESPAGNOLAS, Vaudeville en un acte, par MM. Bayard et Biéville.
11 y a à Londres un jardin que l'on appelle Creemorn- Garden ; c'est une lourde et triste contrefaçon de Mabille. On y voit des boutons de rose, salis jusque dans leurs plus intimes replis par les graisses de la houille, éclore avec des teintes de grisaille ; on y voit de longues figures sentimentales déchirer avec de grandes dents un grand rire sur leurs lignes décharnées; on y voit danser des gigues écossaises ressautées en gestes de cancan ; des femmes qui agacent la papillonne avec de grands pieds et une haleine parfumée de Sherrey : Partant POUR LA Syrie sur un motif de Larifla.
Nous n'aimons pas les parodies, et surtout les parodies qui cherchent l'esprit dans le grotesque. Las Dansores espagnolas, encore une parodie, et de la plus détestable espèce.
Cornélius Holfl'.
— 14 février. — AMBJGU-COMIQUE.