‹ Mystère des théatres 1852Chapitre 32 sur 87 · JUSQU'A MINUIT · texte numérisé non relu

JUSQU'A MINUIT

Vaudevilh; en un acte, par MM. de Besselièvre, d'Artois et de Rovigo.

Boaucoup d'osprit : — on est en droit d'en attendre de ces messieurs ; — mais des longueurs et pas assez d'intérêt.

Cornélius Holff.

FOLIES-DRAMATIQUES

UNE FE.MJfE, s'il VOUS PLAIT, Vaudeville en un acte, par MM. Gogniard frères et Bluni.

Une vraie femme, s'il vous plaît, avec tous les sacrements, sadiez-Ie ; car la morale avant tout : nous sommes aux Folies. M. Anatole demande une femme, M. Anatole veut se marier. Vous croyez peut-être que M. Anatole est ruiné ? Pas du tout ; il est fort riche. — M. Anatole est fort laid? 11 n'est pas mal. — M. Anatole est malade? 11 se porte Men.— M. Anatole est bête? Peut-être avez-vous deviné juste. Or, M. Anatole va confier ses désirs à M. Paradis, entrepreneur de mariages. Habituellement le chapitre de la dot est le chapitre principal de ces liquidations du bonheur qui se consomment par-devant M. le maire. Le chapitre de la dot ne figure point au caliier des charges que M. Anatole présente au soumissionnaire de son union. M. Paradis, fort étonné, pense aussitôt à lui donner sa fille, — une fille accomplie, — JV!"*^ Adrienne; mais, en

homme habile, il ne veut rien brusquer. Il possède un riche répertoire de flUes à marier, il va lasser les désirs de M. Anatole. M. Anatole a demandé une femme artiste, mais M"^ Lucia l'effraie par la carrure de ses idées et l'indépendance de ses allures. — C'est maintenant une femme de ménage; elle a beaucoup étudié la question des engrais et l'élève des tonquins de Siam. — M. Anatole, dégoûté de ses malheureuses tentatives, est sur le point de renoncer au mariage lorsque paraît M"^ Adrienne; Adrienne, c'est M"*^ Sandre. Je vous laisse à penser si le succès peut être un instant douteux. Tout le monde est heureux : le père, la lille et le futur. — Je pleure d'attendrissement.

Cornélius Holff.

DELASSEMENTS-COMIQUES.

LES HIRONDELLES, Vaudeville en un acte, par MJtl. J. Belamy et A. Lahure.

L'autre jour, j'avais à signaler une charmante pièce aux Délassements-Comiques; aujourd'hui je me trouve dans la même nécessité. Les Hirondelles! et c'est frais, c'est gentil comme un minois de jeune fille. Règle générale : je déteste les tableaux villageois; ils seraient trop laids s'ils étaient exacts : un tas de fumier sous la fenêtre, une fange de bruyère qui pourrit devant la porte. Nous n'avons pas le droit de demander de l'exactitude aux vaudevillistes; de l'esprit, c'est tout ce que nous pouvons exiger. Nous ne reprocherons donc point à MM. Belamy et Lahure de nous avoir montré des

villageois de fantaisie ; ils n en ont pas moins fait une cliarinantc romance, — une histoire de jeune lille qui attend le retour de son amant avec le retour des hirondelles. — Les hirondelles ne reviennent point, Tamant ne revient point ; — les hirondelles reviennent, l'amant revient : tout vient à point à qui sait attendre.

Cornélius HolfV.

— !<"'■ mai. —

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