LES COMPAGNONS D'ULYSSE
Parodie en deux parties, par MM. Glairville et J. Cordier.
Que demande-t-on aux bouffonneries de ce genre? D'être amusantes. Eh bien ! nous le disons avec la conscience du plaisir que nous venons d'éprouver, celle-ci remplit parfaitement les conditions demandées. Le dialogue de Delannoy et de Luguet, dans la salle, est ultracomique. Nous n'essaierons pas de raconter cette déso-
pilante parade; outre que la place nous manque, nous nous reconnaissons impuissant à photographier ce feu d'artifice étincelant de calembours et do coq-à-l'àne ; ne serait-ce pas d'ailleurs inutile? Qui ne voudra aller voir (l's Compagnon!) d'Uhjss.o? II est donc enfin à Paris un endroit où l'on rit : il était temps; depuis bien des années, nous nous étions déshabitués du rire. Merci au Vaudeville, qui nous a ramené la bonne farce, la farce traditionnelle! Merci aussi à M. Clairville et à M. Jules Cordier! — puisqu'il faut l'appeler par un pseudonyme. Ah! l'excellente charge! on braverait pour la revoir les Variétés et leur équateur en feu! Depuis le commencement jusqu'à la fin, ce sont des éclats de rire qui font perdre au spectateur morose la moitié de la pièce ; mais lui-même finit par prendre part à l'hilarité générale, et, avec tout le public, il entend et comprend par sympathie. Et puis, à ( ôfé de l'esprit de MM. Clairville et Cordier, il est encore dans cette pièce un autre puissant attrait : M"^ Cico a de
bien beaux bras!
Cornélius Holff.
VARIÉTÉS