‹ Mystère des théatres 1852Chapitre 50 sur 87 · BERTHE LA FLAMANDE · texte numérisé non relu

BERTHE LA FLAMANDE

Drame en cinq actes, par MM. Molô-Gentilhoiniiio et Guerout.

Cliarles 11 règne en Angleterre. Un des favoris du roi, le comte Lionel Mortinier, est amoureux de Lucy d'Herigdal, fille du duc d'Herigdal , décapitr pendant les guerres civiles. Lucy aime Lionel ; le roi aime Lucy. Lucy a perdu sa mère ; elle ne peut se marier qu'avec le consentement d'une quincaillière de Nieuport qui est chargée de veiller sur elle. Lionel obtient ce consentement. Un courtisan fait croire au roi qu'il est aimé de Lucy. Déshonneur de Lucy. Mais la quincaillière, c'est la duchesse d'Herigdal , qui a cherché dans le commerce à refaire la fortune de sa fille et qui a réussi. La mère fait reconnaître l'innocence de sa fille.

On apprend là dedans que les perruques sont très-favorables aux voleurs ; on voit un banqueroutier devenir le favori du roi d'Angleterre. On admire M"^ Guyon, dont le talent est toute une épop'-e, une épopée populaire. ^1"*^ Périga fait souffrir le spectateur et pour elle et pour lui. Nous avons la générosité de ne pas parler nominativement des autres acteurs, Laurent excepté. Mais nous demanderons à M. Desnoyers si c'est bien sérieusement, avec un pareil personnel, qu'il prétend remplacer les talents réels de l'ancienne troupe.

Coruélius HolfF.

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