‹ Mystères des théâtres, 1852Chapitre 76 sur 93 · LE CHÉXE ET LE ROSEAU · texte numérisé non relu

LE CHÉXE ET LE ROSEAU

Comédie-vaudeville en un acte, par MM. de Courcciles et Galoppe d'Onquaire.

L'arbre tient bon, le roseau plie.

C'est riiistoire de Thumanité depuis sa fondation jusqu'à nos jours.

Le mari veut qu'on lui obéisse ; il a des exigences folles, absurdes, fantasques et justiciables de tous les adjectifs modernes qui peuvent offenser davantage rAcadémic; — il paraît que c'est le chêne, je ne m'en serais pas douté.

La femme est adroite, souple, patiente, retorse, avec une douceur angélique. — Mettons que ce soit le roseau.

Deux ménages au lieu d'un copient la fable illustre.

iV7

M. do Chaviôros et M"* de Courtcuil crient; M. Coiirtciiil et M'"'' de Cliavières plient.

On joue à la bourse, on projette des voyages, on se dispute un ftiutcuil h l'Institut , on marie une nièce h la lin. Cela n'a qu'un acte et cela dure longtemps.

Les auteurs auraient dû allonger la chose. 11 suffirait d'y mettre un, ou deux, ou trois ménages en plus. Cette pièce, qui ressemble au mécanisme d'un tournebroche, eût ressemblé à l'horloge de Strasbourg avec ses dix mille rouages.

Si le proverbe : « Bienheureux les vaudevilles simples, ils entreront dans le royaume de gloire, » est

vrai, celui-ci n'est pas près d'y entrer.

Simon.

PALAIS-ROYAL

LA FEMME AUX ŒUFS D'OR, Vaudeville en un acte, par MM. Dumanoir et Clairville.

Page 1