‹ Mysteres et lumiereChapitre 12 sur 96 · LE CIEL PASSE · texte numérisé non relu

LE CIEL PASSE

La mort des étoiles. — Notre-Seigneur Jésus a dit un jour : « Le Ciel et la Terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »

Et la Science nous apprend aujourd'hui que le Ciel passe, en effet, que les étoiles et les planètes

meurent, que toute la Création marche lentement xt'is la vieillesse, prélude de la mort.

Dans le monde du Soleil. — Dans notre petit monde solaire, la mort a déjà fait de grands progrès. Mercure et la Lune sont mortes, Mars est à l'agonie, la Terre et Vénus vieillissent...

Toutes ces planètes ont perdu très vite la chaleur intérieure qu'elles avaient au jour de leur création : le froid de l'espace en a eu rapidement raison. Jupiter et Saturne l'ont mieux gardée, en raison de leur énorme volume ; elles sont encore dans la première jeunesse, mais elles vieilliront.

Dans l'immensité de l'Univers. — Notre Soleil lnijanême se refroidit et vieillit. Il mourra. Tous ses pareils, toutes les Etoiles de la Voie lactée, toutes les Etoiles de l'Univers sans bornes, nées ou à naître, se refroidiront et mourront. Et déjà nous pouvons désigner celles qui se sont le plus avancées vers leur dernier jour.

Une étoile, c'est d'abord une nébuleuse, une masse gazeuse, phosphorescente ; puis elle se condense, elle épaissit : elle est devenue un Soleil violet, une épouvantable fournaise qui lance des rayons d'un blanc bleuâtre. Sirius, Wéga, Altaïr sont de ces Soleils nouvellement nés.

Après des millions d'années, le temps fait son œuvre, le refroidissement augmente, l'étoile se resserre et les rayons passent du violet au jaune. Ce sera le cas de notre Soleil. C'est le cas de Pollux, d'Aldébaran, d'Arcturus. Puis, notre Soleil jaune se refroidissant et se contractant toujours, passera de l'orangé au rouge... Ainsi ont fait Bételgeuse d'Orion, Alph% et Hercule d'Antarès...

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Et enfin, ce sera la mort dans la nuit grandissante.

Les planètes qui tournaient autour de l'Etoile ne verront pas cette agonie : elles auront devancé dans la mort lastre qui les éclairait et les réchauffait.

Ainsi donc, il y a, dans l'Univers infini, un nomble incalculable de groupes semblables à celui de notre Soleil.

Chacun de ces groupes compte-t-il une Terre parmi les planètes qui tournent autour de l'Etoile centrale ?

Y a-t-il, là-bas, dans les profondeurs du Ciel, des vivants : hommes, femmes, enfants (1) ?

Nous ne savons pas : c'est le secret du Créateur.

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