‹ Mysteres et lumiereChapitre 32 sur 96 · L'ASCENSION DE LA VIE · texte numérisé non relu

L'ASCENSION DE LA VIE

L'énergie. — Admirons l'Intelligence infinie qui a réglé les progrès de la Vie :

Ainsi donc, la Vie animale a la force de se développer, depuis le moment où elle s'éveille dans le germe, jusqu'à ce que l'animal, vieilli, meure. Elle a la force de construire des organes compliqués qui sont des merveilles. Elle a la force de suivre point par point le modèle qu'elle doit reproduire. Elle a la force d'entretenir ce corps qu'elle a construit.

A cette force modelée par la Vie, les savants ont donné le nom d'énergie

Où la vie animale prend-elle 1 énergie qu il lui faut pour un si long effort ? Elle la prend dans Vérïe'r'g'ie rasserwhïéc par la vie végétative.

Et où celle-ci prend-elle la sienne ? Elle la prend dans la lumière du Soleil et dans les minéraux du sol.

Admirable progression !

Dans la Matière dorment dos forces immobiles : les végétaux vont les chercher par leurs racines. Dans la lumière se trouvent d'autres forces : les feuilles les emmagasinent. Puis, obéissant à des consignes infiniment variées, ces végétaux fabriquent des combinaisons variées : la pomme de terre met de l'amidon en réserve dans ses tubercules, la betterave entasse le sucre dans ses racines, le noyer amasse de l'huile dans ses fruits... En bons serviteurs, les végétaux pétrissent la nature sans vie pour en faire le paîn de la vie animale.

VARIÉTÉS hi:s CONSIGNES IMPOSÉES A LA VIE ANIMALE

De l'iniusoire à l'homme. — La vie animale, à son tour, a reçu des consignes infiniment variées pour remploi de cette énergie préparée par la vie végétative.

Au rang le plus bas sont des animaux composés d'une cellule unique comme les Infusofres qui vivent dans l'eau où des plantes ont trempé. Cette cellule porte des cils gui battent l'eau pour attirer les petits débris de plaides dont elle se nourrit.

Puis la Vie va se compliquant par la multiplication et l'arrangement des cellules : de Vlnfusoire, la Vie s'élève au corps de V Invertébré.

Dans tous les groupes d'invertébrés, les cellules»

s'arrangent en une série d'anneaux placés bout à bout. Chez les vers, ces anneaux sont tous semblables, si bien nu'un ver est en réalité une colonie d'individus : quand on le coupe en deux, chaque partie continue à vivre. — Chez les crustacés, chaque anneau porte des antennes ou des pattes. — Chez les insectes, les.

anneaux du thorax portent des pattes et des ailes.

De l'Invertébré, la Vie s'élève au orps du Verté- >ré.

Dans tous les groupes de vertébrés, les cellules, a u lieu d'anneaux, construisent un squelette, c'est-à-dire un ensemble d'os terminé par des membres. Chez les poissons, les membres sont transformés en nageoires et tout le corps prend la forme d'un fuseau allongé, c'est-à-dire la forme qui permet de se mouvoir dans l'eau avec le plus de facilité. — Chez les batraciens (grenouilles et crapauds) se fait le passage de la vie aquatique à la vie aérienne : quand ils sont jeunes, ils respirent dans l'eau avec des branchies ; plus tard, des poumons remplacent les branchies et ils vivent sur terre.

Avec les Oiseaux, le corps est adapté au vol : il

Les Merveilles du Corps humain.

se couvre de plumes et les membres antérieurs de viennent des ailes.

Chez les Mammifères, le corps acquiert des perfections variées.

Et enfin, au dernier échelon, apparaît cette merveille : le corps humain, où est enfermée la merveille des merveilles, lame. A l'instinct animal qui commande en maître et qui est docilement obéi, succède hi raison humaine. La raison humaine, c'est-à-dire : d'abord l'intelligence qui nous fait découvrir comment les choses arrivent et qui nous fait distinguer le bien du mal.

Ensuite la liberté que nous avons de faire une action ou de ne pas la faire : la liberté, d'où il suit que nous sommes responsables de ce que nous avons voulu.

La vie végétative et la vie sensible sont devenues, dans l'homme, le support d'une vie plus haute : la vie raisonnable ou vie de l'âme.

Page 1