‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 14 sur 140 · XXII PREFACE · texte numérisé non relu

XXII PREFACE

siècles, fut miné sourdement vers la fin du xa% par un pouvoir, humble d'abord , rival ensuite et bientôt dominateur , qui , en politique , devint ie fondement d'une organisation nouvelle , la commune , et fit passer, pour ce qui a rapport à l'art dramatique, la puissance cléricale aux mains des confrères laïcs : ce nouveau pouvoir, qui devait à dater de cette époque devenir envahisseur et puis maître, était tout simplement le tiersétat, c'est-à-dire le peuple, qui avait jusqu'alors relevé de tout , et duquel, au contraire, tout releva plus tard. Au xn e siècle , les confréries composées de laies furent établies dans un but de piété et de charité. Elles étaient sérieuses, sévères, et ne songeaient pas à attaquer l'Église. Au xin e , elles la dépossédèrent en partie de son influence , malgré la résistance du clergé , qui chercha à les combattre par l'établissement des ordres mendiants , et au xiv e elles la remplacèrent complètement. Ainsi en i nfô on joue un mystère en plein air à Padouehors de l'église, et en 1364 il se forme dans cette ville une société qui représente la passion durant la semaine sainte. Presqu'en même temps naît chez nous (en 1 a85 selon les uns , en 1 3o3 selon les au* très) la confrérie bouffonne de la Basoche, et d'après le récit de Geoffroy de Paris, nous voyons en i3i3, lors de la célébration des fêtes données par Philippele-Bel, les tisserands représenter :

Adam et Eve ,

Et Pilate qui ses mains lève , etc.

tandis que les corroyeurs contrefont la vie de Renard, qu'ils montrent aux spectateurs habillé en évèque et

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