‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 20 sur 140 · PRÉFACE. XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIX

frères de la Passion. Tout le monde sait que leur première résidence fut à Saint-Maur-dcs-Fossés , prés Yincennes, alors lieu favori de pèlerinage et de plaisir pour les Parisiens, et que là se fit, en 1898, le premier essai de leurs représentations, imitées des chants et des cantiques que psalmodiaient ou mimaient, en l'honneur des saints et des martyrs, les pèlerins qui se trouvaient rassemblés en ce lieu. Le prévôt de Paris s'étant imaginé d 5 y apporter obstacle , à cause , disent les frères Parlait , « de la liberté que ces bourgeois prenaient déjouer dans un lieu renfermé, où peutêtre ils exigèrent de l'argent des spectateurs, » ces pieux acteurs érigèrent leur société en confrérie, sous le titre de la Passion de Notre-Seigneur , et se pourvurent devant la cour. Charles VI, ayant assisté à quelques-unes de leurs représentations, en fut si satisfait qu'il accorda' aux confrères, le 4 décembre 1 402, des lettres patentes, provoquées par une requête de Jehan Aubry , Jehan Du pin et Pierre d'Oisemont , maistres et gouverneurs de la confrairie de la Passion et Résurrection de ISostre- Seigneur , fondée en l'église de la Trinité j par lesquelles il les autorisait à transférer leur théâtre à Paris, à jouer dans cette ville des comédies pieuses, dites Moralités et Mystères, et à se montrer dans les rues vêtus de leur costume théâtral. (Ord. du Louvre, t. vin, p. 555; Rec. gén. des anc. lois franc., t. vu, p. 429 Hist. du Théâtre franc., t. 1.) (1).

(1) Peut-être faudrait-il aussi attribuer rétablissement des Confrères de la Passion , non à l'imitation des chants ou des jeux de Pèlerins, que Boileau, sans rapporter aucune autorité, fait, dans

Maift là , en œ siècle r ne s'étaient pas bornées les iBMwa tiQns dramatiques. II y avait eu le drame muet, c>«arà*fire Iesdivertosementsnon dialogaésqae nous retrouvons fort usités et en grande faveur jusqu'au xvi* siècle inclusivement 7 à Feutrée des rois et des reines^ puis les entremets, espèces d'actions tbéàtraks qui. «aient lieu dans les festins ,1a plupart du temps a Paide de machines.

On. avait même eu un exemple de ces derniers dès te aède précédent. En i ^7 , au ra p p ort <PAIhérirdea-trais-Fontaines» , lors du mariage de Bfafamt de Brabnnt, fille aînée du duc Henri H, avec Robert, conte d'Artois, frère de saint Louis, des gens meu B ùs sur des bœufe vêtus d'écaortate firent combattre go» animaux entre chaque service, et un autre fit courir un dbeval en l'air sur la corde (r).

Jan pettùfMc^ en. m, monter eux-mêmes- sur le théâtre; ainsi que l'a re ma r qu é arec raison M. TaulancBer dans une «mnn i lnnte notice sur le» CaÈrfrèrcv de la Passmm inséré* du» m ifome rotraspective* a* la. » à un» association (fan tout antre genre et purement profane . qui se forma ver» la fin dn règne de 9HntLoiiBs quand de» jongleur» et des-jongieresee» de proffessioii s» reÉBSBaaft du» une rueqm prit cPanord leur nom, et qui deatût, mJBBL, lut appelée rue de SWiiuw-de&r Ménétriers* après^que L'èV $Bs« de St- Julien eut été fondée par deux jongleurs» JacqnafrGrnru et Hiignes-le- Lorrain. > Les- Confrères de (a Passiom n'auraient été «.que les- suseesseurs- inunêdiats- et perfectionnée de cta» j ongl eurs qui se contentaient de (iiauterLe&Mysteresv tandis- que le» coufrèrat chstenatent à le* transformer eu a^ons-nùisâqui» phi* proptm à frapper l'attention du pubik. ■> (Voyez ausaisur ce sujets l'Hast. Utt. de la France, c. xvi, p. *&.)

(1) It», sietit dktiiitur , nsque ad centum quadranjnta milites* et

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