PRÉFACE. XXXIII
En outre., l'histoire nous apprend que, pour cette même entrée/ les rues étaient tendues de tapisseries ; que le vin , ainsi que d'autres liqueurs , coulaient des fontaines; que sur différens théâtres on avait placé des chœurs de musique, des orgues, etc. , et que des jeunes gens y représentaient ^(yoyez les frères Parfait) diverses histoires de V 'Ancien-Testament ,.etc., etc. Au siècle suivant , les spectacles qu'on donnait aux entrées des princes et les entremets prirent .un développement prodigieux.^ qui dans certains cas tient presque de la fable. Monstrelet, dans ses Chroniques (t. II, p. 77 et 78 , édit. de Métayer), à proposde l'entrée à Paris de Henri VI d'Angleterre , alors âgé de dix ans, qui occupait au préjudice de Charles VI unç partie du royaume , rapporte ce qui suit : — <c Si avoit au poncelet St. -Denys ung eschaffaut sur lequel estoit comme une manière de bois, qù estoient trois hommes sauvages et une femme qui ne cessèrent de combattre l'un contre l'autre , tant que le roy et les seigneurs fussent passez, et avoit dessoubz le dit eschaffault une . fontaine jettant hypocras et trois seraines dedans. . . Et depuis le poncelet en tirant vers la seconde porte de la rue St. -Denys , avoit personnages sans parler, de la Nativité N. D. 9 .de son mariage et.de V adoration des trois roy s , des innocens, et du bonhomme qui semoit son bled , et furent ces personnages très bien jouez. Et sur la porte St. Denys fut jouée la légende de S. Denys, qui fut volontiers véue des Anglois. En outre devant les Innocens , y avoit un cerf vif , et quand le roy passa devant , on feit courre ledit cerf et des